mercredi, 02/09/2026   
   Beyrouth 16:32

Depuis l’accord-cadre, 655 attaques israéliennes ont été recensées au Sud-Liban

Depuis la signature par les autorités libanaises de l’accord-cadre avec l’ennemi israélien le 26 juin à Washington, les agressions, les dévastations et les destructions israéliennes n’ont pas connu de répit au sud du Liban.

Pendant 67 jours, du 26 juin au 31 août 2026, il ne s’est pratiquement pas passé une heure dans le sud du Liban sans que l’on entende l’explosion due à un raid israélien ou d’une opération systématique de bombardement et de démolition ciblant des maisons et des quartiers résidentiels, constate le quotidien libanais al-Akhbar.

D’après les statistiques de terrain qu’il a récoltées, le sud du Liban a subi plus de 190 frappes aériennes menées par des avions de combat et des drones israéliens durant cette période, ainsi que plus de 225 bombardements et explosions visant des habitations, des bâtiments et des quartiers résidentiels.

Par ailleurs, une cinquantaine de bombardements ont été perpétrés simultanément en « chaînes » d’attaques. Le nombre précis d’explosions dans chaque série n’est pas encore connu.

Outre les 465 attaques documentées par raids aériens, bombardements et opérations de démolition, Al-Akhbar a recensé environ 190 attaques supplémentaires, perpétrés par des tirs d’artillerie lourde, des bombardements de chars, des largages de bombes et de matières incendiaires par drones, ainsi que des opérations de ratissage et des tirs répétés de mitrailleuses.

Ainsi, le total s’élève à au moins 655 attaques documentées en seulement 67 jours, soit une moyenne de près de 10 par jour.

Selon al-Akhbar, les bombardements et la démolition directe de maisons et d’infrastructures et des terres agricoles représentent la plus grande part de ces attaques, soit environ 59 %, contre environ 41 % pour les raids aériens.

Ce qui selon lui reflète clairement une approche israélienne organisée visant à saper les fondements de la vie et à transformer les villages, en particulier les villages frontaliers, en zones de ruines et de destruction inhabitable.

Les localités les plus visées

Nabatiyeh al-Fawqa arrive en tête de liste des zones les plus exposées aux attaques, avec environ 60 attaques recensées, suivie d’al-Mansouri avec environ 50 attaques.

À Kfar Tebnite, 23 attaques ont été recensées, principalement des bombardements et des démolitions, tandis qu’Hadatha, Zawtar al-Sharqiya et Taybeh ont chacune enregistré 16 attaques.

Par ailleurs, 14 attaques ont été enregistrées dans la zone de Mansouri-Majdal Zoun, 13 à Qantara et 12 à al-Khiam et Markaba, toutes dans le cadre d’opérations de démolition et de bombardement visant des habitations et des bâtiments résidentiels, causant des destructions importantes.

Al-Akhbar reproche aux autorités libanaises « impuissantes », qui s’étaient empressées de promouvoir l’accord-cadre comme une réussite politique et diplomatique, de faire preuve d’une « incompétence et de mépris des principes les plus fondamentaux de la souveraineté nationale et de la dignité de leurs citoyens », des villages du sud, tandis que les attaques se poursuivent sans relâche.

Source : Médias