mardi, 01/09/2026   
   Beyrouth 11:47

L’ONU met en garde contre une nouvelle course aux armements nucléaires

L’Organisation des Nations Unies a averti, ce mardi, que la réalisation de tout essai nucléaire pourrait déclencher une nouvelle course aux armements.

La haute-représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu, a déclaré devant l’Assemblée générale de l’ONU que cette réunion s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale contre les essais nucléaires, à un moment marqué par de profondes tensions géopolitiques, des divisions croissantes, un recul de la confiance, ainsi que des inquiétudes quant à une éventuelle reprise des essais nucléaires.

Nakamitsu a mis en garde : « La seule idée d’emprunter une telle voie est dangereuse. Toute reprise des essais saperait des décennies de retenue, accentuerait la méfiance et risquerait de déclencher des essais réciproques et une course aux armements. Cela ne doit jamais devenir une réalité. »

De son côté, Robert Floyd, secrétaire exécutif de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), a indiqué que la ratification du traité par le Royuame des Tonga le mois dernier a porté le nombre d’États parties à 179.

Il a rappelé que le monde a connu depuis 1945 plus de 2 000 explosions nucléaires expérimentales, mais que le nombre de ces essais au cours des trois dernières décennies a été inférieur à 12.

Il a averti que « le paysage international est tendu et empreint de méfiance, y compris en ce qui concerne les essais nucléaires », soulignant que « si les essais nucléaires devaient reprendre, le résultat serait l’apparition d’arsenaux nucléaires nouveaux et technologiquement avancés, une hausse des risques d’erreur de calcul nucléaire, et des destructions causées par un mauvais stockage nucléaire ».

À la fin de l’année dernière, les États-Unis et la Russie, qui détiennent les deux plus grands arsenaux nucléaires du monde, ont menacé de reprendre leurs essais nucléaires, ce qui a suscité une vive inquiétude à l’échelle mondiale.

Lorsque le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires a été adopté en 1996, des conditions très strictes ont été fixées pour son entrée en vigueur : il devait être ratifié par 44 États désignés, dont neuf ne l’ont toujours pas fait à ce jour.

Source : Médias