dimanche, 30/08/2026   
   Beyrouth 12:53

Kan révèle le refus de Washington d’une demande saoudienne d’intervenir pour diriger la guerre contre Sanaa

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a demandé aux États-Unis de « prendre la tête de la guerre contre les Houthis au Yémen », mais sa demande a été rejetée, a rapporté la société de radiodiffusion publique israélienne Kan.

Citant une source informée, Kan a indiqué que la demande saoudienne avait été formulée lors d’une réunion tenue au milieu de ce mois entre Ben Salmane et le commandant du Commandement central américain (CENTCOM), le général Brad Cooper.

Selon cette même source, Washington a rejeté la demande de Riyad, notamment en raison de l’absence de ciblages menés par les forces armées yéménites contre des navires américains en mer Rouge.

Washington a toutefois précisé à Ben Salmane qu’elle soutiendrait les « mouvements militaires saoudiens » contre le Yémen, ajoute la source.

Cette demande saoudienne s’inscrit, d’après Kan, dans le cadre des efforts de Riyad pour éviter de s’enliser à nouveau dans le « bourbier yéménite », tirant les leçons de son expérience passée.

En contrepartie, le refus américain traduit le manque de volonté de Washington d’ouvrir un front de combat supplémentaire au Moyen-Orient.

De son côté, Sanaa a entrepris d’imposer l’équation « du siège contre le siège et de l’escalade contre l’escalade », affirmant qu’il s’agit d’une « étape nécessaire pour sauver le peuple yéménite de la pire catastrophe humanitaire au monde », en riposte à l’agression saoudienne contre le pays.

Ainsi, en réponse à l’agression et dans le cadre de cette équation, les forces armées yéménites imposent un blocus maritime aux navires saoudiens en mer Rouge.

Les forces armées yéménites avaient annoncé en juillet 2026 la fin de la trêve de 2022 avec l’Arabie saoudite et l’instauration d’un blocus maritime contre Riyad, à la suite d’un vaste mandat populaire exprimé par les Yéménites lors des marches millionnaires du vendredi à Sanaa et dans plusieurs gouvernorats.

Source : Médias