Les États-Unis ont menacé l’Iran de ce qu’ils ont qualifié de « plus grande guerre financière de l’histoire », au moment où ils s’apprêtent à imposer ce lundi des sanctions économiques ciblant les partenaires commerciaux de Téhéran.
De son côté, l’Iran a promis de stopper toutes les exportations de pétrole depuis le Golfe « si la guerre économique se poursuit ».
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, tiendra une conférence de presse ce lundi, sur fond de menaces de dévoiler des mesures encore plus strictes contre l’Iran.
Dans une tribune publiée dimanche dans le Financial Times, Scott Bessent écrit : « Dès l’aube commence le jour de la décision économique — la plus grande guerre financière jamais menée contre un adversaire. »
Sans entrer dans le détail de ces mesures, M. Bessent a laissé entendre que les États-Unis cibleraient les « pays effrayés » qui mènent une « politique d’apaisement » en commerçant avec l’économie et le système financier iraniens. « Ils feraient mieux de réfléchir aux conséquences s’ils persistent dans cette voie », a-t-il averti.
Scott Bessent avait auparavant exhorté Pékin à coopérer avec Washington, rappelant que la Chine importe habituellement la moitié de ses besoins en pétrole depuis la région du Golfe.
Un porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington a réagi par un communiqué affirmant que « les sanctions et les pressions n’aident pas à résoudre le problème », tout en appelant au recours à la diplomatie.
L’Iran se prépare à riposter
En face, Téhéran se prépare depuis plusieurs jours à ces sanctions, multipliant les déclarations au ton très ferme qui indiquent la planification d’une riposte militaire majeure. Le secrétaire général du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï, a évoqué la possibilité d’une réponse économique.
Dans une publication, il affirme : « Si la guerre économique se poursuit, il ne sera plus exporté une seule goutte de pétrole, ni par le détroit d’Ormuz, ni depuis aucun endroit du Golfe Persique. » Il ajoute : « L’Iran considérera la participation ou le soutien de tout pays à la guerre économique américaine contre le peuple iranien comme un acte de guerre. »
Munir et Al-Busaidi en visite à Téhéran
En l’absence de pourparlers officiels entre les États-Unis et l’Iran, le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, se rend à Téhéran aujourd’hui dans le cadre des efforts visant à restaurer la paix et la sécurité dans la région.
Une source gouvernementale pakistanaise a indiqué à Reuters qu’Asim Munir abordera les derniers développements, y compris la menace américaine de nouvelles sanctions.
Par ailleurs, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a annoncé aujourd’hui que le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Al-Busaidi, se rendra à Téhéran demain mardi pour poursuivre les consultations entre les deux pays au sujet du détroit d’Ormuz.
Source : Traduit à partir d'AlAkhbar
