mercredi, 05/08/2026   
   Beyrouth 19:22

La Corée du nord accuse le Japon de « se transformer en un Etat de guerre »

Kim Yo-jong, la sœur influente du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a accusé aujourd’hui le Japon de « se transformer en État de guerre » alors que Tokyo s’efforce de renforcer ses capacités militaires dans la région Pacifique.

Le Japon s’est progressivement éloigné de son approche pacifiste d’après-guerre en augmentant ses dépenses militaires, en élargissant ses accords de coopération en matière de défense et en déployant des plateformes de lancement de missiles sur ses îles isolées.

Le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi, a souligné mardi la nécessité pour Tokyo de renforcer ses capacités militaires « dans un esprit d’urgence et de crise », après la publication d’un nouveau rapport gouvernemental faisant état des risques croissants posés par la Chine, la Corée du Nord et la Russie.

Dans une déclaration diffusée par les médias d’État nord-coréens, Kim Yo-jong a affirmé que les dirigeants de son pays « prendront des mesures militaires supplémentaires, clairement dictées par les changements qui s’opèrent au Japon ».

Elle a ajouté : « Le Japon, État criminel en temps de guerre, accélère sa transformation en État de guerre. »

Kim a cité le récent lancement par le Japon de missiles Tomahawk à longue portée et sa participation à des exercices militaires dirigés par les États-Unis aux Philippines en mai comme preuve du soutien de Washington à des « manœuvres militaires dangereuses » dans la région.

Kim a déclaré que Tokyo s’orientait vers « la capacité de lancer des attaques préventives », ajoutant : « Nous ne resterons pas de simples spectateurs passifs face au développement militaire du Japon, qui pourrait constituer une menace sérieuse. »

« Si les héritiers du militarisme, qui ont hérité des gènes de la ruse et de l’agressivité, mettent la main sur des armes mortelles, des choses désagréables se produiront », a-t-elle ajouté.

Tokyo a augmenté ses dépenses militaires de 9,7 % pour atteindre 62,2 milliards de dollars en 2025, soit l’équivalent de 1,4 % de son PIB, le pourcentage le plus élevé depuis 1958.

Source : Médias