lundi, 27/07/2026   
   Beyrouth 12:44

Soulèvement au Parlement britannique : 80 députés et lords exigent une position claire sur le génocide de Gaza

Le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, est confronté à son premier test politique et moral concernant la question de Gaza, après s’être contenté de présenter des excuses verbales pour les positions du précédent gouvernement travailliste, tandis que les députés et les membres de la Chambre des lords exigent qu’il prenne une position claire et reconnaisse ce qui s’est passé dans la région comme un « génocide », et qu’il cesse ce qu’ils considèrent comme une tentative d’éluder ses responsabilités morales et juridiques .

Avec l’installation de Burnham dans la résidence du Premier ministre au 10 Downing Street, d’importantes démarches parlementaires ont été entreprises pour tester la direction prise par le nouveau Premier ministre, qui avait auparavant pris ses fonctions en présentant ses excuses pour les « erreurs et les lacunes » du gouvernement travailliste dans la gestion de la guerre à Gaza.

Cette pression intervient dans un contexte de critiques généralisées à l’encontre de la position de son prédécesseur, Keir Starmer, qui, lorsqu’il était Premier ministre, a rejeté les appels à un cessez-le-feu et s’est abstenu de qualifier de « génocide » ce qui se passe à Gaza, malgré sa formation d’avocat spécialisé dans les droits de l’homme.

Des militants et des parlementaires ont rappelé la fameuse confrontation entre le député Ayoub Khan et Starmer, lorsque ce dernier a catégoriquement refusé d’utiliser le terme « génocide » pour décrire ce qui se passe à Gaza, considérant que Burnham a l’occasion d’éviter de répéter les positions de son prédécesseur et d’adopter une approche différente sur la question palestinienne.

Quatre-vingts membres du Parlement britannique et un membre de la Chambre des lords ont appelé leur gouvernement à prendre des mesures urgentes concernant la guerre à Gaza, demandant la reconnaissance des conclusions des Nations Unies qui qualifient ce qui s’est passé là-bas de « génocide », et la pleine mise en œuvre des décisions de la Cour internationale de Justice.

Dans un appel adressé au Premier ministre britannique, les parlementaires ont déclaré que le gouvernement devrait imposer des sanctions à Israël, notamment un embargo total sur les armes, ainsi que mettre fin à toute activité commerciale ou économique qui, selon eux, soutient les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.

Les signataires de la déclaration ont souligné que la Grande-Bretagne devait « mettre fin à sa complicité dans le génocide », exigeant que le gouvernement prenne des mesures conformes au droit international et cesse tout soutien susceptible de contribuer à la poursuite des opérations militaires à Gaza.

La pression politique et populaire s’accentue en Grande-Bretagne sur le gouvernement concernant sa position sur la guerre à Gaza, avec la controverse persistante autour des exportations d’armes britanniques vers Israël, alors que des informations indiquent que des entreprises liées à Tel Aviv continuent d’opérer sur le sol britannique pour lui fournir des pièces détachées militaires, en plus de continuer à traiter des biens provenant des colonies.

Source : Médias