Le Hezbollah a rendu hommage vendredi, dans un communiqué, au combattant international Kozo Okamoto (Ahmed le Japonais), l’un des héros de l’opération héroïque de l’aéroport de Lod, décédé hier, jeudi, dans la banlieue sud de Beyrouth.

Son communiqué a qualifié le défunt Okamoto de « révolutionnaire qui a transcendé les frontières de l’identité, de l’appartenance et de la géographie dans son combat pour la première cause humanitaire, la cause palestinienne, et cet homme blessé et emprisonné qui a fait de grands sacrifices pour soutenir le peuple palestinien ».
Le communiqué ajoute : « Le défunt Kozo Okamoto incarnait l’idéal de l’homme révolutionnaire, profondément attaché aux valeurs humaines, à la liberté et à la justice face à la tyrannie, à l’injustice et au racisme. Par son combat, il a affirmé que la cause palestinienne demeurerait le guide et la cause des peuples libres du monde, et que nul ne saurait se soustraire, quelles que soient ses affiliations et son origine, à la solidarité avec les opprimés face à l’occupation et à l’injustice, ni au soutien des causes justes. »
Le communiqué poursuit: « Alors que nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille, à ses camarades et à ses proches, ainsi qu’à nos frères du Front populaire de libération de la Palestine, nous prions Dieu de lui faire miséricorde et de faire de son combat un modèle dont les peuples libres du monde puissent s’inspirer pour comprendre le sens de la liberté, de la justice et de la résistance face aux forces de l’arrogance. »
Okamoto était membre de l’Armée rouge japonaise, une organisation armée d’extrême gauche active dans les années 1970. Il a acquis une notoriété internationale après sa participation à l’attaque de 1972 contre l’aéroport de Lod (aujourd’hui aéroport Ben Gourion), menée en coordination avec le Front populaire de libération de la Palestine, qui a fait des dizaines de morts et de blessés.
Arrêté après l’opération, Okamoto a été condamné à une peine de prison en Israël avant d’être libéré en 1985 dans le cadre d’un échange de prisonniers connu sous le nom de « l’accord Ahmed Jibril ».
Plus tard, il s’est installé au Liban, et plus précisément dans la banlieue sud de Beyrouth.
Source : Divers
