jeudi, 29/01/2026   
   Beyrouth 15:02

Le Hamas n’a jamais accepté de déposer les armes

Moussa Abou Marzouk, membre du bureau politique du Hamas. (Archives)

Le Hamas insiste qu’il n’a jamais accepté de rendre ses armes lors des négociations de cessez-le-feu indirectes qui ont mis fin à la guerre génocidaire de deux ans menée par le régime israélien contre la bande de Gaza.

Moussa Abou Marzouk, un haut responsable du Hamas a tenu ces propos lors d’une interview accordée mercredi 28 janvier à la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera, deux jours après que le président américain Donald Trump a appelé le mouvement de résistance palestinien à respecter ce qu’il a qualifié d’engagement du groupe à désarmer.

« Le Hamas n’a jamais accepté de remettre ses armes sous quelque forme que ce soit. Il a accepté un plan-cadre pour mettre fin à la guerre. La question de la remise des armes n’a absolument pas été abordée », a déclaré Marzouk.

Il a également souligné que tous les accords prévus à Gaza devaient être conclus avec le consentement du Hamas.

L’accord de cessez-le-feu à Gaza, soutenu par les États-Unis, est entré en vigueur le 10 octobre 2025.

La première phase a débuté par l’échange de captifs israéliens contre des Palestiniens enlevés, ainsi que par le retrait des forces d’occupation jusqu’à la soi-disant « ligne jaune ».

Bien que le Hamas ait rempli toutes ses obligations, ‘Israël’ n’a ni cessé ses attaques meurtrières contre Gaza ni autorisé la libre entrée de l’aide humanitaire dans le territoire assiégé.

La deuxième phase, annoncée au début du mois, prévoyait le retrait progressif des soldats israéliens, qui occupent plus de la moitié de la bande de Gaza, et le déploiement d’une force internationale.

Lundi, l’armée d’occupation israélienne a annoncé que la dépouille du dernier captif à Gaza, Ran Gvili, avait été retrouvée.

Dans son interview, M.Abou Marzouk a rappelé qu’il y a environ un mois, le Hamas avait fourni aux médiateurs de la trêve à Gaza des informations sur l’emplacement du corps de Gvili.

« La remise des captifs israéliens, vivants et morts, au régime sioniste était fondée sur un accord avec les conditions du Hamas; par conséquent, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne devrait pas s’en vanter », a-t-il ajouté.

‘Israël’ a lancé une guerre génocidaire contre Gaza le 7 octobre 2023, tuant au moins 71 667 Palestiniens, principalement des femmes et des enfants, et blessant 171 343 autres.

Lors d’une réunion de haut niveau du Conseil de sécurité de l’ONU mercredi, l’ambassadeur palestinien auprès de l’ONU, Riyad Mansour, a averti qu’une « catastrophe sans précédent » était en train de se dérouler à Gaza.

« Les souffrances des civils palestiniens — hommes, femmes et enfants — doivent cesser avec la même urgence », a-t-il déclaré, insistant sur la pleine application des obligations de la trêve, la fin immédiate des massacres et l’accès humanitaire sans restriction à Gaza.