Le président iranien Massoud Pezeshkian, lors d’un entretien téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane mardi, a réaffirmé sa conviction « qu’il est possible de bâtir une région sûre, développée et prospère pour les peuples de la région grâce à une coopération conjointe ». Ben Salmane, de son côté, a souligné «le rejet par l’Arabie saoudite de toute agression, menace ou provocation contre l’Iran ».
Pezeshkian : Nous apprécions le soutien de l’Arabie saoudite au peuple iranien pendant le récent conflit.
Pezeshkian a indiqué que « la politique du gouvernement iranien repose sur la préservation de l’unité et de la cohésion des nationalités et des communautés, le renforcement de l’harmonie nationale et la volonté, également sur la scène régionale, de développer les relations amicales et la coopération avec les pays islamiques ».
Il a également indiqué que « les États-Unis et l’entité sioniste ont intensifié leur hostilité envers le peuple iranien par des pressions économiques, l’imposition de la guerre et une ingérence directe, notamment en incitant et en soutenant les émeutiers lors des récents événements dans le pays », exprimant « sa gratitude pour le soutien apporté par les pays islamiques au peuple iranien durant ces événements, en particulier par l’Arabie saoudite ».
Il a ajouté : « Ils pensaient pouvoir, par ces mesures, transformer l’Iran en une autre Syrie ou Libye, ignorant qu’ils méconnaissent la véritable nature du peuple iranien et que la présence massive et consciente de ce dernier a déjoué leurs objectifs et leurs complots. »
Le président iranien a averti que « les menaces et les opérations psychologiques américaines visent à déstabiliser la sécurité régionale et ne feront qu’accroître l’instabilité », insistant sur le fait que « l’unité et la cohésion des pays islamiques sont les garantes d’une sécurité, d’une stabilité et d’une paix durables dans la région, et que, de ce point de vue, le rôle des pays islamiques est primordial. »
Par ailleurs, Pezeshkian a déclaré que « du point de vue américain, négocier et dialoguer signifient qu’ils dictent leur loi et que nous nous y soumettons, ce qui n’est pas le cas… ». Il a également souligné que « son pays a toujours été et demeure prêt à emprunter toute voie menant à la paix et à la stabilité, et prévenant les conflits et les guerres dans le cadre du droit international et dans le plein respect des droits du peuple et du pays ».
Ben Salman : Nous n’accepterons aucune agression, menace ou provocation contre l’Iran.
De son côté, le prince héritier saoudien a déclaré : « Tous nos efforts visant à instaurer la stabilité et la sécurité dans la région et à propulser ses pays vers la prospérité et la croissance sont dans l’intérêt des peuples, et il ne fait aucun doute que la solidarité et la cohésion des pays islamiques sont d’une importance capitale pour nous. »
Ben Salman a souligné que « l’Arabie saoudite n’acceptera aucune agression, menace ou provocation contre l’Iran », annonçant « la disposition de son pays à coopérer avec Téhéran et tous les pays de la région afin d’établir une paix et une sécurité durables ».
Dans le même contexte, le prince héritier saoudien a affirmé que « l’Arabie saoudite n’autorisera pas l’utilisation de son espace aérien ou de son territoire dans le cadre d’actions militaires contre l’Iran », selon l’agence de presse saoudienne (SPA).
Cet appel intervient alors que les rumeurs d’une possible attaque américaine contre l’Iran se multiplient, ce qui a incité Riyad à lancer des avertissements.
« Le Qatar, Oman et Washington figurent parmi les pays susceptibles d’être touchés », selon un responsable saoudien qui s’est confié à l’Agence France-Presse (AFP).
Source : Médias
