jeudi, 04/06/2026   
   Beyrouth 16:33

Le CGRI nie avoir frappé l’aéroport du Koweït et accuse un Patriot défectueux

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a catégoriquement nié avoir frappé l’aéroport international du Koweït assurant que c’est un intercepteur Patriot défectueux, et non un missile iranien, qui l’a fait.  

Mercredi, le Koweït a accusé l’Iran d’être responsable des frappes sur son aéroport qui ont tué une personne, blessé des dizaines d’autres et entraîné la fermeture temporaire de l’aéroport.

Le général de brigade Mohebbi a déclaré que les enquêtes montrent que les forces aérospatiales du Corps des gardiens de la Révolution islamique n’ont pas tiré sur le terminal de l’aéroport koweïtien.

« La destruction du terminal passagers de l’aéroport de Koweït a été causée par une erreur des systèmes Patriot américains, qui se sont abattus sur le terminal après avoir échoué à intercepter des missiles iraniens », a-t-il ajouté, selon Press Tv.

Suite à l’attaque américaine contre un pétrolier iranien et une tour de télécommunications dans l’île de Qeshm, le CGRI a annoncé avoir lancé des missiles et des drones contre le quartier général de la cinquième flotte américaine à Bahreïn, une base aérienne américaine au Koweït et d’autres installations militaires américaines dans la région du golfe Persique.

En examinant les photos de l’aéroport du Koweït, publiées par les autorités de ce pays et attribuées à une frappe de drone iranienne, une source militaire a constaté qu’elles ont été prises de jour, alors que le lancement des drones par les forces aérospatiales du CGRI vers les cibles américaines au Koweït a eu lieu à minuit.

La source a expliqué à l’agence Tasnim news que la distance entre la cible des drones des forces aérospatiales et l’aéroport du Koweït est supérieure à 40 kilomètres, ce qui indique également que les dégâts subis par l’aéroport du Koweït n’ont aucun lien avec les drones iraniens

Une source militaire a qualifié à l’agence de presse Fars les photos diffusées par le Koweït de « fabrication fallacieuse de l’ennemi concernant la prétendue frappe de drone indique une opération psychologique et relève des opérations sous faux drapeau de l’ennemi ».

Source : Médias