lundi, 01/06/2026   
   Beyrouth 22:14

Le CGRI menace: Avertissement aux colonies du nord contre avertissement à la banlieue sud de Beyrouth

Le quartier général central des forces armées iraniennes Khatam al-Anbiya a averti les habitants des régions du nord et des colonies militaires dans les territoires occupés de la nécessité de les évacuer immédiatement si l’armée israélienne bombarde la banlieue sud de Beyrouth.

Cette prise de position est intervenue après l’annonce faite par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’avoir donné l’ordre à l’armée israélienne de frapper la banlieue sud de Beyrouth. « Si l’organisation ‘terroriste’ Hezbollah continue de tirer des roquettes en direction de villes et localités israéliennes, l’armée répondra en visant des objectifs dans le sud » de Beyrouth, a prévenu dans un message publié sur Télégram Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone.

Dans son communiqué publié aujourd’hui, le CGRI a écrit : « Netanyahu poursuit ses actes maléfiques dans la région et menace de détruire la banlieue-sud de Beyrouth, en lançant un avertissement pour évacuer ses habitants. »

 « Compte tenu des violations répétées de l’accord de cessez-le-feu par l’entité sioniste, et dans l’éventualité où cette menace serait mise à exécution, nous avertissons les habitants des régions du nord et des colonies militaires des territoires occupés que s’ils ne veulent pas être blessés, ils doivent quitter la zone immédiatement. »

Plus tôt, l’agence iranienne Tasnim news avait révélé que l’équipe iranienne des négociateurs avec les Etats-Unis via les médiateurs avaient suspendu leurs tractations et arrêté les 6changes de messages en riposte aux crimes israéliens contre le Liban.

Les régions visées selon le communiqué du CGRI sont: la Haute Galilée, la Basse Galilée, le Golan et Haïfa.

« Nous déclarons aux colons du nord de la Palestine occupée que la zone indiquée sur la carte ci-jointe, englobant la Haute Galilée, la Basse Galilée, le plateau du Golan et Haïfa, est désormais une zone militaire fermée. Si vos chefs criminels prennent pour cible la banlieue sud de Beyrouth ou la ville de Beyrouth, cette zone deviendra une cible d’attaques des forces armées iraniennes. »

Auparavant, le porte-parole de l’état-major général des forces armées iraniennes, le général de brigade Abolfazl Shekarchi avait adressé un avertissement ferme à l’entité sioniste. Il a déclaré que la poursuite continue des crimes brutaux contre le Liban par les « dirigeants de l’entité israélienne barbare et leurs protecteurs » « ne sera pas tolérée » par les forces armées iraniennes.

 « L’entité israélienne agressive, qui tue des enfants, a profité du cessez-le-feu pour lancer une agression flagrante contre le territoire libanais, provoquant un bain de sang qui a coûté la vie à plus de 3 000 civils, dont des femmes et des enfants », a déploré le général Shekarchi, critiquant en même temps la complicité internationale, et accusant les dirigeants occidentaux d’avoir choisi la voie du silence ou du soutien direct à ces « crimes contre l’humanité ».

Aujourd’hui, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que « le blocus naval et l’escalade des crimes de guerre au Liban par l’entité sioniste génocidaire sont une preuve manifeste du non-respect du cessez-le-feu par les États-Unis ».

 « Chaque choix a un prix, et la facture finira inévitablement par arriver. Tout reviendra à la normale », a-t-il tweeté sur X.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a rappelé pour sa part que « le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis inclut tous les fronts, y compris le Liban », avertissant que toute violation de cet accord aurait des répercussions directes.

 « Toute violation du cessez-le-feu sur un front quelconque constitue une violation sur tous les fronts », a-t-il averti sur X, soulignant que « les États-Unis et Israël assumeront la responsabilité des conséquences de toute violation de ce cessez-le-feu ».