vendredi, 29/05/2026   
   Beyrouth 19:04

Fadlallah : l’agression israélienne contre le sud a pour but de l’annexer à l’entité sioniste

Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah, a déclaré que l’agression israélienne actuelle a pour objectif d’occuper le sud du Liban, d’en expulser sa population en vue de l’annexer ultérieurement.

Lors de la cérémonie commémorative organisée ce vendredi par le Hezbollah à Beyrouth, en l’honneur du martyr Hussein Ghassan Fawaz, Fadlallah a dit : « Les crimes israéliens contre le Sud sont perpétrés avec l’approbation américaine et l’acquiescement suspect des autorités de Beyrouth, dans le but d’infliger le plus grand tort possible à notre peuple et d’accroître le prix de sa résistance. L’objectif de cette agression est d’occuper le Sud et de déplacer sa population afin de permettre aux sionistes de l’annexer ultérieurement à leur entité, comme ils l’ont fait au Golan. Cependant, la présence de la résistance et la fermeté de notre peuple empêcheront l’ennemi d’atteindre ses ambitions historiques ».

Le député du bloc Fidélité à la résistance perçoit d’autres objectifs aussi à cette agression : « Cette destruction systématique de nos régions poursuit un autre objectif : satisfaire aux pressions financières et économiques américaines sur l’entourage de la résistance, en coopération avec une faction du gouvernement, afin d’affaiblir notre partenariat au sein de l’État. Le slogan américain est d’affaiblir notre influence au sein de l’État, ce qui signifie en réalité la représentation politique du duo national représentant les musulmans chiites, conformément aux résultats des élections législatives. Nous déjouerons ces objectifs, quel qu’en soit le prix. »

Selon Fadlallah « aucune option politique n’est envisageable, car on nous propose la capitulation, ce qui est inacceptable ».

Et de poursuivre en évoquant la période entre novembre 2024 et mars 2026 au cours de laquelle la résistance avait suspendu ses opérations : « Nous avons déjà tenté d’éviter la guerre et avons coopéré avec les autorités qui ont étendu leur contrôle total sur le sud du Litani, mais elles n’ont pas réussi à stopper les attaques et notre sang a continué de couler. Lors de nos entretiens avec les autorités, nous avons essayé de les inciter à assumer leurs responsabilités. Notre acceptation de la formule plaçant le sud du Litani sous le contrôle total de l’armée visait à trouver des solutions pour conjurer le spectre de la guerre, car nous voulions que le Sud vive en sécurité et en stabilité. Nous étions pleinement préparés à ce que l’État prenne les rênes du sud du Litani, mais il a manqué à ses responsabilités et n’a pas apporté le soutien nécessaire. L’ennemi a exploité la situation à la frontière et le manque d’armes dans de nombreux villages pour pouvoir y pénétrer et les occuper. »

Le député Fadlallah a souligné que l’Iran insiste pour que cesse l’agression contre le Liban et n’accepte aucun accord qui exclut le Liban. « Par conséquent, l’ennemi tente de prendre les devants en intensifiant ses attaques et en tirant profit de la position des autorités à Beyrouth, de leur insistance à poursuivre les négociations et de leur refus de les suspendre malgré les massacres sanglants, confirmant ainsi que non seulement elles manquent à leurs devoirs, mais offrent également à l’ennemi une tribune politique pour justifier son agression ».

« Notre priorité demeurera la lutte contre l’ennemi et, lorsque nous l’empêcherons d’atteindre son objectif d’occupation de notre territoire, nous renoncerons à tout autre objectif, notamment aux tentatives d’affaiblir notre partenariat au sein de l’État. Cela ne signifie toutefois pas que nous tolérerons la violation de nos droits ; au contraire, nous combattrons toute tentative en ce sens », a-t-il souligné

Le député Fadlallah a rappelé l’attachement du Hezbollah à la patrie : « personne ne saurait nous intimider par des discours séditieux ou des menaces de guerre civile. Toute tentative de saper notre partenariat national constitue une menace pour le pays. Nous exigeons clairement le retour à la Constitution et à l’Accord de Taëf, ainsi que la mise en place d’un véritable partenariat national dans la gestion des affaires de l’État. Quiconque joue avec le destin du pays et son équilibre devra en assumer les conséquences, car nous sommes en mesure de défendre nos droits, tandis que certains persistent à les bafouer et cherchent à instrumentaliser l’appareil d’État pour mettre en œuvre leurs politiques sectaires. Nous exercerons notre droit légitime, garanti par la loi, de nous opposer à toute atteinte aux droits de notre peuple ».

Le député du Hezbollah a aussi insisté que « l’une de nos forces réside dans l’unité et la cohésion de la résistance, notamment entre le Hezbollah et le mouvement Amal ».

Source : Médias