Mercredi, des manifestations massives ont eu lieu dans les villes iraniennes en soutien à la résistance libanaise et aux choix politiques et militaires de la République islamique de l’Iran.
Par ces manifestations, le peuple iranien affirme clairement que « Téhéran, à la veille du 90e jour de l’agression, demeure uni et ne subit aucun affaiblissement, que ce soit au niveau institutionnel, populaire, politique ou militaire ».
Lors des rassemblements, des slogans de soutien à la résistance et aux forces armées iraniennes ont été scandés. Les participants ont insisté sur la nécessité de respecter les conditions de Téhéran dans tout accord potentiel avec les États-Unis et ont rejeté toute pression politique ou médiatique visant à contraindre l’Iran à faire des concessions sur les points en suspens.
Cette mobilisation populaire intervient alors que se poursuivent les discussions sur un rapprochement imminent entre Téhéran et Washington, dans le cadre des efforts de médiation régionale menés par le Pakistan et le Qatar. Parallèlement, l’Iran maintient qu’aucun accord ne sera conclu tant que toutes les questions qu’il juge fondamentales n’auront pas été résolues.
Insistance sur les lignes rouges
Dans ce contexte, la télévision iranienne a diffusé un projet non officiel de mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis, indiquant que « l’accord, s’il était finalisé dans les 60 jours, serait adopté comme résolution contraignante par le Conseil de sécurité des Nations Unies ».
Le rapport précise que l’accord-cadre « n’est pas encore finalisé », soulignant que l’Iran « ne prendra aucune mesure sans vérification tangible », ce qui témoigne de la prudence iranienne persistante et de son insistance sur des garanties claires avant de passer à toute phase de mise en œuvre.
Le projet non officiel comprenait des dispositions relatives à la gestion et au passage des navires sous supervision iranienne et en coopération avec le Sultanat d’Oman, ainsi qu’un engagement américain à retirer les forces militaires déployées dans les zones entourant l’Iran et à lever le blocus naval, en échange de l’engagement iranien à rétablir le trafic maritime commercial à son niveau d’avant les tensions.
Le conseiller politique du président du Parlement iranien, Amir Ebrahim Rasouli, a réaffirmé les lignes rouges de l’Iran dans les négociations, notamment celles relatives à la fin de la guerre au Liban et au mécanisme de déblocage des avoirs iraniens gelés.
De son côté, le général de division Ali Abdollahi, commandant du quartier général central de Khatam al-Anbiya, a affirmé que « les forces armées iraniennes, avec le soutien du peuple, disposent d’une capacité de combat élevée dans toute guerre contre des ennemis ».
Dans une déclaration à l’agence de presse Tasnim, il a souligné que « l’ennemi doit savoir que l’Iran est fort et inébranlable ». Il a déclaré que « les Iraniens persévéreront jusqu’à leur dernier souffle et qu’ils n’ont aucun doute sur le caractère permanent et inébranlable de leur résistance ».
Il a insisté sur le fait que personne ne doit penser que la patience de l’Iran aura des limites, réaffirmant « leur engagement indéfectible sur la voie tracée et que même s’il ne reste qu’un seul Iranien, la résistance se poursuivra ».
Ces déclarations s’accompagnent de messages continus de responsables iraniens concernant l’état de préparation des forces armées et le fonctionnement continu et intégral des institutions de l’État, démontrant clairement que la guerre et les pressions n’ont entraîné aucun affaiblissement de la structure de l’État ni de sa capacité à gérer simultanément la confrontation politique et militaire.
Source : Médias
