mardi, 26/05/2026   
   Beyrouth 01:37

Président de la Commission iranienne de la sécurité nationale : Un accord avec Washington est vain tant que Washington n’aura pas mis en œuvre cinq mesures de confiance

Le président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Ebrahim Azizi, a affirmé que « tout accord ou négociation avec les États-Unis serait dénué de sens tant que Washington n’aurait pas pris cinq mesures de confiance ».

Dans une déclaration à la télévision iranienne, M. Azizi a précisé que « ces mesures incluent la fin de la guerre sur tous les fronts, notamment au Liban, la levée du blocus naval, la garantie du passage des navires non militaires par le détroit d’Ormuz sous supervision iranienne, la suspension des sanctions pétrolières pendant 30 ou 60 jours et le déblocage des avoirs iraniens gelés ».

M. Azizi a souligné que « la conclusion d’un accord, s’il a lieu, ne signifiera pas la fin de la confrontation avec les États-Unis », insistant sur le fait que « l’Iran d’après-guerre est totalement différent de l’Iran d’avant-guerre ».

Ces propos interviennent dans un contexte d’attente quant à l’issue des communications indirectes américano-iraniennes, menées par des intermédiaires tels que le Pakistan et le Qatar. Dans ce contexte, le chef de la délégation iranienne de négociation, Mohammad Bagher Ghalibaf, s’est rendu lundi à Doha, la capitale du Qatar. De son côté, Donald Trump a déclaré que les négociations avec la République islamique d’Iran « avançaient bien », ajoutant que le processus aboutirait soit à « un excellent accord pour tous », soit à « aucun accord ». Il a également lié l’accord à « la nécessité pour les États arabes et islamiques signataires des accords d’Abraham de les signer ».

Sur le front libanais, que l’Iran exige d’inclure dans tout accord potentiel de fin de guerre, les forces d’occupation israéliennes ont lancé une offensive de grande envergure contre des villages du sud du Liban et de la vallée de la Bekaa occidentale.

Les médias israéliens ont également rapporté que le chef du gouvernement d’occupation et le ministre de la Guerre avaient approuvé des plans visant à étendre les combats et à bombarder des bâtiments civils à Beyrouth, la capitale libanaise, en représailles aux attaques de la Résistance islamique qui ont infligé des pertes aux forces d’occupation.

Source : Médias