Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé lundi que « Moscou mènera des frappes systématiques contre les centres de commandement et les infrastructures militaires à Kiev en réponse à l’attaque ukrainienne contre une résidence étudiante à Starobylsk, en République populaire de Louhansk ».
Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que « l’attaque contre la résidence étudiante est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », indiquant que « les frappes viseraient les sites de conception, de fabrication et de programmation de drones utilisés par les forces ukrainiennes, ainsi que les centres de commandement et de décision ».
Moscou a également mis en garde les ressortissants étrangers, y compris le personnel diplomatique, contre leur présence à Kiev, les exhortant à quitter le pays au plus vite et à éviter les installations militaires et administratives.
Dans ce contexte, le ministère russe de la Défense a annoncé dimanche avoir mené une frappe de grande envergure contre des cibles militaires ukrainiennes à l’aide de missiles Orechnik, Iskander, Kinzhal et Zircon, ainsi que de missiles de croisière et de drones d’attaque, ciblant des centres de commandement, des bases aériennes et des installations de l’industrie de défense.
Le ministère a confirmé que « les frappes ont pleinement atteint leurs objectifs », expliquant « qu’elles étaient une riposte à des attaques terroristes ukrainiennes contre des cibles civiles en Russie ».
Vendredi dernier, Leonid Pasechnik, chef de la République populaire de Louhansk, a annoncé « qu’une attaque de drone ukrainienne a ciblé un bâtiment universitaire et des résidences étudiantes du lycée professionnel de Starobilsk, faisant 21 morts et 43 blessés, selon les derniers bilans ».
De son côté, le président russe Vladimir Poutine a confirmé avoir chargé le ministère de la Défense de préparer des propositions concrètes de riposte à cette attaque, tandis que le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a souligné que « l’armée russe ne cible pas les bâtiments résidentiels ni les institutions sociales ».
Source : Médias
