Les Iraniens semblent encore sceptiques quant à la conclusion d’un accord-cadre avec les Etats-Unis qui puisse mettre fin à la guerre et n’excluent pas une énième perfidie américaine similaire à celles réalisées dans le passé pendant les négociations.
Des sources bien informées ont assuré pour l’agence de presse Fars que l’Iran est entièrement préparé à tous les scénarios, aussi bien la poursuite des négociations que la guerre. Tout en révélant que l’équipe de négociation iranienne avait précédemment déclaré franchement qu’elle ne faisait absolument pas confiance aux États-Unis.
Le commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique, le général de brigade Ahmad Vahidi a mis en garde contre toute nouvelle attaque ennemie, soulignant que les puissantes forces armées du pays sont « au plus haut niveau de préparation et de dissuasion ».
Alors que l’annonce de l’accord était prévue ce dimanche, des sources diplomatiques pakistanaises ont déclaré pour la chaine d’information libanaise al-Mayadeen que le ministre des AE Ishaq Dar pourrait déclarer demain lundi les 4 points qui ont été conclus.
Dar avait annoncé que des « progrès significatifs » avaient été réalisés dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran, ce qui laissait entrevoir la possibilité de parvenir à un résultat positif et durable.
Or, des désaccords persistent encore. Des sources iraniennes en lien avec le dossier des négociations ont fait état à l’agence iranienne Tasnim news de désaccords persistants avec Washington sur des points clés de l’accord proposé. Ils portent notamment sur la question du déblocage des fonds iraniens gelés, ont-elles indiqué, précisant que ces problèmes « n’ont pas encore été résolus ».
Par ailleurs, l’agence Tasnim news a rectifié la version fournie par le site Axios sur le mémorandum d’entente qui devrait être signé par l’Iran et les Etats-Unis.
Elle a récusé le fait qu’il permettra de « prolonger le cessez-le-feu de 60 jours » assurant que cette expression ne figure nullement dans le mémorandum d’entente, notant que l’expression utilisée était « déclarer la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban ».
L’agence iranienne a ajouté que le texte, qui n’a pas encore été finalisé, stipule que la question du détroit d’Ormuz et du blocus naval doit être réglée dans un délai de 30 jours, tandis qu’un délai de 60 jours a été alloué pour entreprendre les négociations sur la question nucléaire.
Selon l’agence si les termes d’un possible accord initial avec les États-Unis sont approuvés, la situation dans le détroit d’Ormuz ne reviendra pas à ce qu’elle était avant la guerre.
Source : Médias
