Les Etats-Unis mènent des opérations visant à transférer jusqu’à 7.000 prisonniers du groupe takfiriste Daech de Syrie vers l’Irak voisin, sous prétexte de « garantir que les terroristes restent dans des centres de détention sécurisés », a annoncé le mercredi 21 janvier l’armée américaine.
« Les forces américaines ont transporté avec succès 150 combattants de Daech détenus dans une prison de Hassaké, en Syrie, vers un lieu sûr en Irak.
Au total, jusqu’à 7.000 prisonniers du groupe Daech pourraient être transférés de Syrie vers des structures contrôlées par l’Irak », a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur le réseau social X.
« Oeuvrer au transfert ordonné et sécurisé des prisonniers du groupe Daech est essentiel pour éviter des évasions qui constitueraient une menace directe pour les Etats-Unis et la sécurité régionale », a dit l’amiral Brad Cooper, à la tête du commandement américain.
« Nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires régionaux, dont le gouvernement irakien », a-t-il ajouté.
L’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, a estimé mardi que « la mission initiale » des forces kurdes, la lutte anti-Daech était terminée.
Des milliers d’ex-combattants de Daech, mais aussi des dizaines de milliers de femmes et d’enfants, selon les différentes estimations, sont répartis dans une vingtaine de prisons et de camps. Le plus grand camp de détention, al-Hol, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux.