Par Mohammad Raad
Dans l’évaluation globale de la guerre d’agression américano-sioniste contre la République islamique d’Iran, il convient de souligner la « stupeur du président Trump », son choc et son indignation face à l’insistance de Téhéran à résister et à affronter l’ennemi.
Malgré des pertes massives — au premier rang desquelles l’assassinat du Guide de la Révolution, l’Ayatollah Sayed Ali Khamenei, et de nombreux hauts responsables militaires et politiques, ainsi que la destruction de capacités stratégiques, de sites de missiles et de bases de défense aérienne — l’Iran refuse de capituler.
Trump et ses acolytes n’imaginaient pas qu’après de tels coups, il resterait en Iran une volonté aussi ferme de poursuivre le combat, portée par une mobilisation populaire sans précédent.
Cette résilience vise à mettre en échec un projet de domination qui ne cible pas seulement l’Iran, mais aussi le contrôle des ressources énergétiques mondiales et des voies de passage stratégiques, afin de couper l’approvisionnement de la Chine.
Aucun pays, dans l’histoire ancienne ou contemporaine, n’aurait pu rester debout après avoir subi de telles pertes de commandement et d’armement, comme ce fut le cas pour l’Iran en mars 2026.
La stupéfaction de Trump est le résultat d’une erreur de lecture flagrante des fondements du système islamique et de l’imbrication idéologique, organique et civilisationnelle entre le leadership et un peuple qui est le véritable garant de la souveraineté.
Contrairement à d’autres régimes, le pouvoir iranien ne tombe pas du ciel par des « parachutes étrangers » ou des tutelles extérieures.
Le peuple n’est pas une simple masse démographique manipulée, mais un acteur politique conscient qui produit son propre pouvoir sur des bases de principes immuables.
Ce lien unique choque une administration américaine dont la supériorité ne repose que sur une puissance matérielle démesurée, dénuée de toute profondeur morale ou civilisationnelle.
La véritable supériorité ne réside pas seulement dans les armes, mais dans la légitimité et le respect du droit international.
En menaçant d’anéantir ce qu’il a appelé la « civilisation iranienne », Trump a lui-même humilié et fait chuter la prétendue supériorité américaine, révélant que les USA ne sont qu’une force de destruction et non de construction.
L’échec des politiques américaines réside dans ce déséquilibre entre la force et les valeurs.
Les États-Unis et l’entité sioniste partagent cette même incompréhension des systèmes basés sur la volonté populaire : le choc de l’entité face à la capacité du Hezbollah à se redresser après l’assassinat de ses cadres est identique au choc des USA face à la ténacité de l’Iran.
Ce que Gaza, le Hezbollah et l’Iran ont enduré aurait poussé n’importe quel autre État « artificiel » à brandir le drapeau blanc.
La cohésion du système iranien et de l’environnement de la Résistance au Liban découle d’un engagement sincère envers un projet civilisationnel et une justice sociale interne qui renforce la volonté de sacrifice.
Alors que les régimes fonctionnels s’effondrent dès que leurs têtes sont coupées, les environnements soudés par une foi et une identité commune répondent à l’agression par une fermeté décuplée.
La résilience de l’Iran et la constance de la Résistance au Liban sont deux modèles qui feront école pour tous les peuples respectant leur identité et leur souveraineté.
Mohammad Raad Président du bloc de la Fidélité à la Résistance.
Source : Traduit à partir d'AlAkhbar
