vendredi, 24/04/2026   
   Beyrouth 15:13

The Guardian: Fermeture d’une unité du ministère britannique des Affaires étrangères chargée de surveiller les violations du droit international par « Israël »

Le journal britannique The Guardian rapporte que le gouvernement britannique a fermé une unité du ministère des Affaires étrangères dédiée à la surveillance des violations potentielles du droit international par « Israël » dans la bande de Gaza et au Liban, « sur fond de coupes budgétaires au sein du ministère ».

Le journal précise que la décision de fermer l’Unité du droit international humanitaire « intervient suite à une révision menée par Olly Robbins, le responsable du ministère licencié la semaine dernière par le Premier ministre Keir Starmer, dans la foulée du scandale impliquant l’ambassadeur de Londres à Washington, Peter Mandelson ».

Cette décision signifie également l’arrêt du financement du projet de surveillance des conflits et de la sécurité géré par le Center for Information Resilience (CIR).

Ce dernier réalisait divers travaux pour le compte du ministère, incluant le plus grand projet de surveillance en source ouverte au monde concernant les incidents en ‘Israël’, en Palestine et au Liban.

Ce programme est le seul au Royaume-Uni à « collecter, vérifier et analyser les incidents liés aux droits de l’homme et aux conflits en Israël et dans les territoires occupés ».

The Guardian souligne que des responsables ont été avertis que la clôture de ce projet « privera le ministère des Affaires étrangères de l’accès à une base de données comprenant 26 000 incidents documentés au Moyen-Orient ».

Dans ce contexte, Yasmine Ahmed, directrice de Human Rights Watch au Royaume-Uni, a déclaré que la décision du gouvernement de réduire le budget de cette unité, à l’heure où des « violations graves et continues du droit international ainsi que des crimes atroces sont commis dans le monde entier, est condamnable ».

Elle a ajouté : « Cela m’amène à m’interroger sur le respect par ce gouvernement de ses engagements en matière de normes d’exportation d’armes, de ses obligations au titre du Traité sur le commerce des armes, ainsi que de ses engagements en vertu de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. »

De son côté, Katie Fallon, directrice du plaidoyer chez Campaign Against Arms Trade, a affirmé que la fermeture de l’Unité du droit international humanitaire protégerait les ministres et les hauts fonctionnaires du ministère « qui savent qu’ils manipulent les données relatives aux violations potentielles du droit humanitaire, au-delà de toute explication logique, afin de dissimuler des violations et des crimes inimaginables commis contre les populations les plus vulnérables, et pour garantir la poursuite des ventes d’armes à tout prix ».