Le président turc Recep Tayyip Erdogan a insisté lundi « sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de l’accord conclu entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS), notamment l’intégration complète des combattants kurdes au sein du ministère syrien de la Défense ».
À l’issue d’une réunion du cabinet, M. Erdogan a déclaré que la Turquie « ne permettra aucune tentative de saper les efforts déployés pour instaurer la paix et la stabilité en Syrie ».
Le président turc a souligné que « les Syriens aspirent à la paix après des années de conflit », ajoutant que « l’ère du terrorisme dans la région est révolue et qu’il n’y a plus de temps à perdre ».
Il a salué le gouvernement syrien pour ce qu’il a qualifié « d’ opération très précise menée dans le nord-est du pays », soulignant « qu’Ankara poursuivra ses efforts pour atteindre son objectif : faire de la Turquie et de la région un pays libéré du terrorisme ».
Il s’agit d’une référence au processus de paix avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), désigné comme organisation terroriste en Turquie et qu’Ankara considère comme lié aux forces kurdes en Syrie.
Reuters, citant des sources sécuritaires turques, a rapporté que « les services de renseignement turcs ont contacté Washington et Damas afin de préparer un accord avec les forces kurdes », affirmant que « cet accord représente un tournant historique ».
Par ailleurs, Erdoğan a exprimé l’espoir que « le gouvernement iranien surmontera cette période semée d’embûches grâce au dialogue et à la diplomatie ».
Il a affirmé qu’Ankara surveille de près « les scénarios qui se dessinent dans les rues » suite aux récents troubles en Iran.
Il convient de noter que les responsables turcs maintiennent l’opposition d’Ankara à toute intervention militaire contre l’Iran et insistent sur la priorité d’éviter toute déstabilisation de la région.
Source : Médias
