Les forces américaines se sont totalement retirées de la base aérienne d’Aïn al-Asad, dans la province d’al-Anbar; l’armée irakienne prend désormais le contrôle total de cette base stratégique, située à l’ouest de l’Irak.
Le retrait américain s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu entre Washington et Bagdad en 2024 censé mettre fin à la mission de la coalition militaire dirigée par les États-Unis en Irak, jusqu’en septembre 2025. Aux termes de cet accord, les militaires américains devaient quitter les bases où ils étaient stationnés dans le cadre d’opérations que Washington prétendait mener contre le groupe terroriste takfiriste Daech.
Le Premier ministre irakien, Mohammad Chia al-Soudani, avait précédemment affirmé que l’accord initial prévoyait un retrait total des troupes américaines d’Aïn al-Asad jusqu’en septembre 2025. Cependant, les États-Unis ont reporté leur retrait, invoquant ce qu’ils ont qualifié d’évolution de la situation en Syrie voisine.
Dans un communiqué, l’armée irakienne a annoncé que le chef d’état-major, Abdul Amir Yarallah, avait supervisé la répartition des tâches et des responsabilités entre les différentes unités et formations militaires de la base, après le retrait des forces américaines.
Le communiqué affirme que Yarallah « a ordonné aux commandants d’intensifier les efforts, de renforcer le travail conjoint et de coordonner les actions de toutes les unités stationnées sur la base, tout en tirant pleinement parti de ses capacités et de sa situation stratégique. »
Un haut responsable du ministère irakien de la Défense, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confirmé au quotidien américain Washington Post que les forces américaines avaient complètement quitté la base et en avaient également retiré tout le matériel américain.
L’armée américaine n’a fait aucune déclaration immédiate concernant ce retrait.
Ce transfert de pouvoir faisait suite aux annonces précédentes de responsables militaires irakiens selon lesquelles la mission de la coalition dirigée par les États-Unis à Aïn al-Asad était terminée.
Fin décembre, le lieutenant-général Qaïs al-Muhammadawi, commandant adjoint du Commandement des opérations conjointes irakien, a déclaré que les forces de la coalition se retireraient de la base et en transféreraient le contrôle aux forces de sécurité irakiennes. Il a ajouté que ce processus avait été coordonné par le commandement des opérations conjointes.
Les États-Unis ont formé une nouvelle coalition militaire en 2014, sous prétexte de combattre le groupe terroriste Daech.
Source : Avec PressTV
