vendredi, 17/04/2026   
   Beyrouth 10:23

Les USA ont perdu, ‘Israël’ s’est soumis et la Résistance nous a ramenés au temps des victoires

Par Ibrahim Al-Amine

Que les piliers du pouvoir d’occupation au Liban disent ce qu’ils veulent, que le président des États-Unis Donald Trump déclare ce qu’il veut, et que les agents d’Israël au Liban et dans la région aillent au bout de ce que leur imagination leur permet, et qu’ils tentent le tout pour le tout, car la vérité reste plus forte que tous les jeux de leurs sorciers ratés.

Ce qui s’est passé jeudi le 16 avril a révélé que les États-Unis ont reculé, et qu’Israël est apparu de nouveau comme un outil aligné sur les diktats américains.

Benjamin Netanyahu, malgré son discours d’escalade, a été contraint de respecter le rythme de la Maison Blanche, dans une scène qui reflète l’incapacité à imposer ses conditions au Liban.

Jeudi, les États-Unis se sont soumis en premier, et ‘Israël’ est apparu, une fois de plus, comme un outil docile aux diktats américains.

L’incendiaire Benjamin Netanyahu a été contraint de se plier aux instructions de la Maison Blanche, et d’annoncer sa défaite au Liban, aux mains de résistants qui veillaient jour et nuit, supportant la pression et les tueries, mais qui continuaient à se préparer, à chaque instant, pour le moment de la vengeance ; ce moment qui a ouvert la porte à la réhabilitation du fait qu’il n’y a ni souveraineté pour un peuple, ni liberté, ni dignité, sans sacrifices, sans sang, sans sueur et sans larmes.

À minuit, l’ennemi a été contraint d’arrêter sa guerre criminelle contre le Liban.

Cependant, cet arrêt nécessite des règles claires pour se transformer en une fin effective de la guerre, un retrait complet des territoires occupés, la libération des prisonniers et la garantie d’un retour sécurisé des habitants du Sud, de la Bekaa et de la banlieue vers leurs maisons, qu’elles soient intactes, endommagées ou détruites. C’est une grande bataille qui pourrait rebattre les cartes si l’ennemi tente de contourner les faits.

Le pouvoir d’occupation régnant à Beyrouth sera face au défi le plus difficile depuis que les Américains l’ont installé il y a 16 mois, et se retrouvera devant une question à laquelle il ne peut échapper : va-t-il se ranger aux côtés de son peuple pour effacer les traces de l’agression et garantir la sécurité des gens, ou va-t-il revenir à ce qu’il maîtrise le mieux : présenter concession sur concession pour satisfaire ceux qui l’ont porté au pouvoir ?

Dans quelques heures, les places, les villages et les villes déborderont de monde.

Les habitants s’empresseront d’enterrer les martyrs tombés dans cette guerre sacrée, et de nombreuses parties s’empresseront de commencer à déblayer les décombres et à ouvrir les routes, dans l’espoir que l’État mobilise ses appareils pour accompagner ces efforts et aider à rétablir le minimum d’infrastructures permettant le retour des gens chez eux.

Mais dans quelques jours, que ce soit dans le délai des dix jours fixé pour la trêve ou après, le véritable test pour l’ennemi commencera.

S’il croit pouvoir revenir à ce qu’il faisait avant le 2 mars dernier, il donne ainsi à la Résistance le droit direct et légitime de riposter, sans demander l’autorisation de personne, ni du pouvoir de la soumission, ni des autorités de tutelle.

Si l’ennemi s’engage à un arrêt complet de toutes les formes d’actes hostiles, il doit alors annoncer un calendrier très court pour le retrait de tous les territoires libanais occupés.

Il ne sera pas acceptable de répéter le scénario d’une présence prolongée comme après la guerre précédente, car la Résistance a été claire dans tout ce qu’elle a dit : elle a été créée pour chasser l’occupation, et elle fera ce qu’elle doit faire maintenant ou à n’importe quel moment !

Quant au pouvoir d’occupation régnant, il sera devant l’ultime test, qui lui impose de respecter les droits des martyrs, des gens, des résistants et des fils de la terre.

Dans le cas contraire, son balayage sera la première tâche des gens qui ont beaucoup enduré à cause de l’imprudence de ses pôles, du manque de moralité de ses tuteurs et du manque de patriotisme de ses hommes au Liban et à l’étranger.

Quant au refus de passer un appel téléphonique avec le chef du gouvernement de l’ennemi, ce n’est pas une faveur ou une mise en scène, mais c’est censé être le minimum de la position naturelle d’un État exposé à l’agression et dont des parties du territoire sont occupées.

Au-delà de cela, ce dont le pays a été témoin depuis deux ans confirme à nouveau le besoin du Liban d’une décision majeure de former un gouvernement d’unité nationale, politique par excellence, regroupant les différentes forces reflétant la représentation des gens, et étant le seul lieu pour discuter de tous les dossiers importants de la vie des Libanais : de la récupération des fonds pillés à la réhabilitation des institutions de l’État et de ses administrations, en renforçant l’immunité nationale de toutes ses institutions, en mettant fin à la tutelle américano-saoudienne, jusqu’à la discussion des moyens d’assurer la protection du Liban à travers un projet national de sécurité nationale, réaliste et non soumis aux diktats des deux ennemis américain et israélien.

Un tel gouvernement, précisément en ce moment, est le seul capable de mener une tentative sérieuse pour protéger la paix civile et empêcher des aventuriers, qui ont déjà ruiné le pays à maintes reprises, de revenir à leurs jeux sales. C’est un devoir qui prime sur toute autre chose !

En parallèle, un dernier mot au martyr Sayed Hassan Nasrallah : Ô Sayed, regarde tes fils alors qu’ils nous ramènent le temps des victoires… qu’on le veuille ou non.

Source : Traduit à partir d'AlAkhbar