dimanche, 11/01/2026   
   Beirut 22:26

Le député Fadlallah met en garde contre la colère du peuple 

Le député Hassan Fadlallah, membre du Bloc Fidélité à la Résistance, a mis en garde ceux qui misent sur le siège israélien pour affaiblir la résistance contre la colère du peuple.

Dans une interview accordée à la chaîne al-Manar, il a déclaré : « À ceux qui se demandent ce que la résistance a apporté au Liban, la réponse est la fierté et la dignité dont le pays a joui ces quarante dernières années grâce à elle. »

M. Fadlallah a souligné que la priorité du Hezbollah est « d’explorer tous les moyens possibles pour protéger les vies, préserver la souveraineté du pays et mener à bien sa reconstruction, en agissant dans les limites des circonstances et des ressources disponibles ».

Le député Fadlallah a expliqué que « le Hezbollah est le parti du peuple », indiquant que « la guerre qui lui est imposée prend de nombreuses formes, allant de la destruction de ses moyens de subsistance et de ses finances à la désinformation médiatique ».

Estimant que « le peuple est plus fort que cette rhétorique et les pressions exercées sur lui », il a dénoncé la présence d’éléments libanais collaborant avec « Israël » pour tenter d’entraver la reconstruction.

Il a réaffirmé l’engagement du Hezbollah à respecter tous les engagements précédemment annoncés concernant la reconstruction, soulignant que toutes les procédures et décisions nécessaires ont été prises et que le seul obstacle restant est la question du financement.

Sur le plan intérieur, le député Fadlallah a déclaré que ceux qui se trouvent dans le pays n’osent pas organiser de référendum populaire ni mettre en œuvre une loi électorale en dehors du cadre confessionnel, car cela révélerait leur véritable ampleur et leur influence.

« Prenez garde à la colère du peuple, car si cette colère éclate sous la pression, vous n’aurez plus rien », a-t-il averti.

Il a ajouté que certaines forces internes cherchent à reporter les élections, misant sur le fait que le siège imposé au mouvement de résistance et l’agression israélienne affaibliront ce mouvement, leur permettant ainsi de réaliser une percée politique.

Le député Fadlallah a par ailleurs affirmé que le martyre d’un chef de la résistance n’arrête pas le mouvement, car un autre leader prendra la relève et la lutte se poursuivra. Il a souligné le climat régional tendu et l’escalade de la situation au Liban, insistant sur la nécessité « d’être prêt à toute éventualité, notamment si l’ennemi tente d’imposer ses conditions, auquel cas la résistance sera sur la défensive ».

Il a affirmé que les discours visant à démanteler les forces de la résistance au Liban reflètent un agenda extérieur traduit en déclarations internes. Selon lui, certains partis nationaux s’efforcent d’affaiblir le concept de résistance et toute personne prête à prendre les armes contre l’ennemi israélien, car ils poursuivent un projet d’annexion du Liban, projet que la résistance a déjoué.

Concernant la zone située au sud du fleuve Litani, le député Fadlallah a expliqué que cette région est couverte par l’accord et qu’une fois la mission de l’armée libanaise achevée, elle constituera un levier de pression pour le Liban afin d’obliger les États-Unis à contraindre « Israël » à respecter l’accord.

Il a souligné que « la principale force de la résistance libanaise réside dans le peuple », rappelant que la résistance a surmonté des périodes de pression intense sans que sa volonté ne soit brisée. Il a appelé l’État libanais à épuiser toutes les options possibles pour mettre un terme aux attaques israéliennes.

Le député Fadlallah a souligné que sans le martyre des résistants à la frontière lors de la Bataille des Braves (guerre des 66 jours en 2024), l’ennemi circulerait librement sur tout le territoire libanais.

Il a conclu en affirmant que le sort du Liban n’était pas dû à l’opération de soutien, mais plutôt à la politique américano-israélienne mise en œuvre après l’opération Déluge d’al-Aqsa, visant à atteindre leurs objectifs dans la région. Il a cité les événements en Syrie comme un exemple flagrant de cette politique.

Source : Al-Manar