dimanche, 12/04/2026   
   Beyrouth 13:34

Madrid : Netanyahu a commis un génocide… Nous sommes fiers de l’affronter

La ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a qualifié le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, d’auteur de génocide, soulignant que s’opposer à lui est une source de fierté pour l’Espagne.

Ces déclarations interviennent dans le cadre de la réponse du gouvernement espagnol à la décision d’Israël d’exclure l’Espagne du « Centre de coordination civilo-militaire », ainsi qu’aux accusations de Netanyahu reprochant à Madrid de mener une « guerre diplomatique » contre son pays.

Lors d’une interview télévisée, García a déclaré à propos de Netanyahu : « Cet homme est un auteur de génocide ; il a commis l’un des plus grands génocides de notre époque, tuant 70 000 civils en Palestine — dont plus de 20 000 enfants — et a détruit le sud du Liban. »

La ministre espagnole a également tourné en dérision les propos de Netanyahu sur la « guerre diplomatique », lançant : « Est-ce une mauvaise blague ? ».

Elle a ajouté : « Je ne sais pas si c’est une plaisanterie ou non, mais ce qui est certain, c’est que l’Espagne tient tête à cet homme. »

Elle a poursuivi : « C’est un honneur que l’Espagne et son gouvernement érigent un mur face à cet homme et face à ce régime génocidaire. »

Vendredi, Netanyahu avait accusé l’Espagne d’hostilité et de mener une campagne diplomatique contre l’entité, après avoir interdit à Madrid de participer aux travaux du centre dirigé par les États-Unis.

Netanyahu a déclaré dans un communiqué vidéo : « J’ai donné instruction aujourd’hui d’écarter les représentants de l’Espagne du centre de coordination de Kiryat Gat, après que l’Espagne a choisi, à plusieurs reprises, de se ranger contre Israël. »

Il a ajouté : « Ceux qui attaquent Israël au lieu de faire face aux régimes terroristes ne seront pas nos partenaires pour façonner l’avenir de la région. »

Netanyahu a dit: « Israël ne restera pas silencieux face à ceux qui nous attaquent », ajoutant : « Je ne suis pas prêt à tolérer cette hypocrisie et cette hostilité. Je ne permettrai à aucun pays de mener une guerre diplomatique contre nous sans en payer le prix », en référence à la décision d’exclure Madrid des activités du centre.