Selon les médias, « le Conseil de paix dirigé par le président américain Donald Trump n’a reçu qu’une fraction des 17 milliards de dollars promis pour Gaza ».
Des sources ont confirmé à Reuters que « dix jours avant les attaques américano-israéliennes contre l’Iran qui ont plongé la région dans la guerre, Trump avait organisé une conférence à Washington où les États arabes du Golfe s’étaient engagés à verser des milliards de dollars pour administrer et reconstruire Gaza après deux années de bombardements israéliens massifs ».
Selon l’agence, le plan prévoit « la reconstruction à grande échelle de la bande côtière après le désarmement du Hamas et le retrait des forces d’occupation israélienne ».
Les promesses de dons étaient également destinées à financer les activités du Comité national pour l’administration de Gaza, un groupe de technocrates palestiniens nouvellement formé et soutenu par les États-Unis, visant à prendre le contrôle de la bande de Gaza au Hamas.
Selon une source proche du Conseil de paix, sur les dix pays ayant promis des fonds, seuls trois – les Émirats arabes unis, le Maroc et les États-Unis – ont effectivement contribué.
Cette source a ajouté que « le montant total des fonds versés à ce jour est inférieur à un milliard de dollars, sans fournir davantage de précisions ». Elle a souligné que la guerre avec l’Iran « a tout bouleversé », aggravant une situation financière déjà difficile.
La source a également indiqué que « le Comité national pour l’administration de Gaza n’a pas pu accéder à la bande de Gaza en raison de problèmes de financement et de sécurité ».
Même après l’accord de cessez-le-feu d’octobre dernier, les autorités sanitaires de Gaza ont déclaré que « « les attaques israéliennes ont fait au moins 700 morts dans la bande de Gaza, tandis qu’Israël a affirmé que des attaques de militants palestiniens avaient coûté la vie à quatre de ses soldats ».
Une deuxième source, un responsable palestinien proche du dossier, a indiqué que « le Conseil a informé le Hamas et d’autres factions palestiniennes que le Comité national pour l’administration de Gaza était dans l’incapacité d’entrer dans la bande de Gaza pour le moment, faute de financement » ».
Ce responsable a cité l’envoyé du Conseil, Nikolaï Mladenov, qui aurait déclaré aux factions palestiniennes : « Aucun fonds n’est disponible actuellement.»
Le Hamas a affirmé à plusieurs reprises être prêt à céder le pouvoir à un comité dirigé par Ali Shaath, ancien vice-ministre de l’Autorité palestinienne, qui exerce actuellement une autonomie limitée dans certaines parties de la Cisjordanie occupée par « Israël ».
Le comité de Shaath devrait prendre le contrôle des ministères et des forces de police de Gaza.
Source : Médias
