Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit « indigné par les morts et destructions dévastatrices » provoqués mercredi par les frappes israéliennes au Liban.
« Tout accord global pour la région doit prendre en compte la sécurité, la protection et la dignité des civils au Liban », indique le CICR dans un communiqué.
« Après plus de cinq semaines d’hostilités, la population a un besoin urgent de répit face à la violence », insiste-t-il.
L’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a indiqué que ses équipes intervenaient face à un afflux massif de blessés, dont des enfants, à l’hôpital public Rafik-Hariri de Beyrouth.
« Les patients arrivent avec des blessures par éclats d’obus et de graves hémorragies. L’un d’eux a été admis à l’hôpital après avoir perdu ses deux jambes. La situation est chaotique, car de plus en plus de personnes arrivent », a dit Christopher Stokes, coordinateur des urgences de MSF au Liban.
« Ces frappes aveugles sur des zones densément peuplées sont totalement inacceptables », a-t-il ajouté. « Les attaques incessantes contre les civils doivent cesser. Les déplacements forcés et répétés de populations – un crime de guerre – doivent cesser. »
En l’espace de 10 minutes, 250 raids ont été menés contre 89 régions libanaises dans la capitale Beyrouth, le Mont-Liban, le sud et la Bekaa à l’est faisant 182 martyrs et 890 blessés, selon un bilan encore provisoire du ministère libanais de la Santé .
Source : AFP
