L’économie israélienne et le front intérieur de l’entité croulent sous des pressions extrêmes en raison de la guerre américano-israélienne contre l’Iran qui dure depuis environ un mois.
Outre les coûts militaires directs colossaux, s’ajoutent les coûts imposés par les frappes directes à l’intérieur de l’entité, causées par les missiles iraniens, libanais et yéménites, en plus de l’impact sur l’économie de la crise mondiale provoquée par la fermeture du détroit d’Ormuz et la hausse vertigineuse des prix du pétrole.
Dans ce contexte, le correspondant économique du magazine Globes, Yuval Einhorn, révèle dans un rapport statistique qu’un mois de guerre contre l’Iran a entraîné l’évacuation de 4 800 colons israéliens de leurs maisons : un tiers (1 515) à Tel-Aviv et un cinquième (975) à Dimona, ce qui concorde avec les objectifs des attaques de missiles iraniens concentrées sur le centre de l’entité et des cibles stratégiques précises.
21 552 demandes d’indemnisation pour dommages matériels ont été déposées : 43 % à Tel-Aviv et 39 % à Ashkelon. Ces demandes concernent 14 190 bâtiments, 2 099 équipements et contenus, 4 798 véhicules et 465 autres dommages.
Le rapport de Globes indique que le budget de l’État, influencé par les opérations militaires, prévoit un passage du ratio dette/PIB de 68,5 % en 2025 à 70 % en 2026 selon la ‘Banque d’Israël’.
Le ministère des Finances estime que le coût de la guerre pourrait atteindre 50 milliards de shekels (16 milliards de dollars) selon la durée des combats.
De son côté, le ‘Centre Taub pour les études de politique sociale’ divise le coût de la guerre en trois éléments : le coût direct des opérations (missiles intercepteurs, armements, heures de vol, jours de réserve), la perte de production due à l’absence des employés, et les dommages aux propriétés.
Le marché du travail est sinistré : 11 % de la force de travail (490 000 travailleurs) étaient absents à la fin de la première semaine de combat. Concernant le marché des capitaux, les actions des compagnies d’assurance ont mené les hausses à Tel-Aviv (+4 %), ce secteur prospérant habituellement durant les crises.
L’évaluation de la ‘Banque centrale’ indique que les effets de la guerre touchent « tous les secteurs », avec une chute brutale de la consommation par carte de crédit et du tourisme, ainsi qu’une perturbation des chaînes d’approvisionnement.
Sur le plan énergétique, le prix maximum de l’essence « 95 octane » passera, dès le 1er avril, à 8,05 shekels le litre, soit une hausse de 1,03 shekel.
Sur le front intérieur, les rapports font état d’une image contrastée : malgré les procédures officielles, des plaintes dénoncent un « chaos de coordination » et des difficultés avec les organismes d’indemnisation.
À titre d’exemple, une frappe sur la ville d’Arad, dans le sud des territoires occupés, a laissé plus de 500 personnes sans abri et endommagé plus de 8 immeubles, provoquant des tensions entre les colons et la municipalité sur la prise en charge des coûts.
Source : Traduit à partir d'AlAkhbar
