L’Iran a lancé ce mercredi l’attaque de salves missiles la plus importante sur « Israël » depuis le début de la guerre, de l’aveu de médias israéliens.
Elle comptait une dizaine de missiles dont certains étaient équipés d’ogives à fragmentation. Ils ont causé des dégâts importants à Ramat Gan, Holon, Rush Hain, ainsi qu’à Petah Tikva où un bâtiment a été frappé de plein fouet et des véhicules ont pris feu.

Les médias israéliens ont ajouté que la défense aérienne a pu intercepter « toutes les menaces » en provenance d’Iran, à l’exception des missiles à fragmentation, dont les fragments ont provoqué des retombées dans plusieurs zones.
La radio de l’armée israélienne a décrit ce qui se passe comme un événement exceptionnel, notant que la plupart des missiles transportent des ogives à fragmentation qui se sont dispersés sur de vastes zones.
La chaine 14 israélienne a qualifié les tirs comme étant « les plus importants » depuis la seconde semaine de la guerre. Ils ont été lancés simultanément avec des tirs de roquettes depuis le Liban. Selon cette télévision, deux millions d’Israéliens ont fui vers les abris et les défenses aériennes ont eu du mal à intercepter les missiles.
L’armée israélienne a pour sa part déclaré dans un communiqué avoir détecté les roquettes et s’être efforcée d’en intercepter la plupart, tandis que des munitions à fragmentation sont tombées dans 8 zones du centre d’Israël, causant de nombreux dégâts matériels, notamment à Ramat Gan, à l’est de Tel Aviv.

Un pétrolier israélien visé
Dans sa 89e vague de missiles, le Corps des gardiens de la révolution islamique a assuré avoir pris pour cible un pétrolier israélien Eco 1 dans la zone centrale des eaux du golfe persique indiquant qu’il a pris feu.
Alors que l’armée iranienne a déclaré avoir pris pour cible des avions AWACS et des avions ravitailleurs américains à l’aéroport Ben Gourion, en Palestine occupée.
Au Bahreïn et aux EAU
Ailleurs, le CGRI a en outre déclaré par la voix de son porte-parole avoir frappé 4 cachettes secrètes de forces américaines à l’extérieur du quartier général de la Cinquième flotte à Bahreïn, assurant qu’un grand nombre d’officiers supérieurs de l’unité navale américaine ont été transférés dans des hôpitaux de Manama sous des mesures strictes de sécurité.
Il a rendu compte de frappes qui ont détruit deux systèmes radar d’alerte avancée aéroportés américains, l’un sur une base navale et l’autre sur des îles des Émirats arabes unis.
Il assure aussi avoir tiré des essaims de drones qui ont encerclé le porte-avions Abraham Lincoln, dans le nord de l’océan Indien, le forçant à se replier dans les profondeurs de l’océan.
Quant à l’armée iranienne, elle signalé avoir ciblé des sites radar et de guerre électronique aux Émirats arabes unis à l’aide des drones Arash-2, d’une portée allant jusqu’à 2 000 kilomètres.
Selon une source militaire iranienne s’exprimant pour l’agence de presse Fars news, le nombre de missiles lancés jusqu’à 17 heures mercredi est le double par rapport aux deux jours précédents, reflétant une nette escalade du rythme des opérations militaires de Téhéran.
« L’Iran conserve la diversité de son arsenal »
Selon le général de brigade Hassan Jouni, expert militaire consulté par la chaine qatarie al-Jazeera, le lancement de missiles depuis des bases de missiles multiplateformes démontre que l’Iran conserve la diversité de son arsenal et sa capacité à cibler avec précision, ce qui réfute l’idée que son stock de missiles soit épuisé ou que son infrastructure ait été totalement détruite.
Jouni estime que la nouvelle attaque de missiles à une double implication : riposter aux frappes aériennes israéliennes et contrer le discours américain répété sur « l’épuisement des missiles iraniens ».
Un responsable américain avait assuré pour le Wall Street Journal que deux jours auparavant, les forces américaines avaient ciblé un important dépôt de munitions de l’armée iranienne à Ispahan avec des bombes anti-bunker pesant jusqu’à 907 kilogrammes.
Jouni estime aussi que les tirs de mercredi illustre que l’Iran est capable de dissuasion et de gestion des opérations de missiles de manière équilibrée et efficace, comme en témoigne la synchronisation entre le lancement de missiles depuis l’intérieur de l’Iran et les tirs de roquettes depuis le Liban.
Source : Divers
