L’occupation interdit aux Palestiniens d’accomplir la prière de l’Aïd al-Fitr à la mosquée Al-Aqsa, une première depuis 1967.
Des centaines de Palestiniens ont prié, ce vendredi, dans les rues d’AlQods occupée après la fermeture de la mosquée par l’occupation israélienne.

Les forces d’occupation ont agressé les fidèles à la porte Bab al-Sahira à AlQods, tirant des grenades lacrymogènes alors que la mosquée Al-Aqsa était bouclée.

Un déploiement massif des forces israéliennes a également été constaté dans la zone de la porte de Damas (Bab al-Amoud).
Bien que les takbirs de l’Aïd aient retenti depuis l’intérieur d’Al-Aqsa, les Palestiniens n’ont pu y prier ni à l’intérieur ni aux abords, sous prétexte de « l’état d’urgence » imposé par l’occupation dans le contexte de la guerre contre l’Iran.
De même, les forces d’occupation ont empêché l’accès au sanctuaire d’Ibrahim (Al-Haram Al-Ibrahimi) à AlKhalil Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, pour la prière de l’Aïd.
Cette année, l’Aïd al-Fitr coïncide avec une agression américano-israélienne contre l’Iran qui se poursuit depuis le 28 février dernier. Téhéran riposte par des vagues de bombardements dans le cadre de l’opération « Promesse Tenue 4 », où les Gardiens de la révolution islamique ciblent les bases américaines dans la région et la profondeur de l’entité d’occupation israélienne.
L’Aïd coïncide également avec une agression israélienne contre le Liban, tandis que la Résistance islamique au Liban réplique par des opérations qualitatives visant les sites de l’occupation et les colonies en Palestine occupée. Ces ripostes ont surpris l’occupation israélienne qui prétendait, depuis plus d’un an, avoir « anéanti les capacités militaires » du Hezbollah.