Des responsables militaires américains ont inclus dans leurs plans de guerre actuels des options permettant au président Donald Trump de mettre fin à l’agression contre l’Iran, c’est ce qu’a révélé, ce mardi, la chaine américaine NBC, citant des sources informées.
Bien que le président US prépare des plans de retrait, il n’a pas encore tranché sur leur utilisation, et le calendrier pour mettre fin à la campagne militaire reste flou et dépendant des développements sur le terrain.
Au sein de l’administration américaine, un conflit oppose deux approches : d’un côté, des conseillers inquiets de l’instabilité économique mondiale et de la hausse des prix du pétrole pressent pour une stratégie de retrait rapide.
De l’autre, d’autres hauts responsables voient dans la guerre une opportunité historique de saper l’influence du régime iranien dans la région.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué que l’évaluation initiale du Pentagone pour atteindre les objectifs se situe entre quatre et six semaines, affirmant : « L’opération se terminera lorsque le commandant en chef des forces armées décidera que les objectifs ont été atteints. »
Sur le terrain, la campagne aérienne américaine et israélienne a visé des cibles « stratégiques » sur l’île de Kharg, principal port d’exportation de pétrole iranien.
Le président Trump a laissé entendre que les conditions pour mettre fin à la guerre devraient inclure une « reddition inconditionnelle » et l’élimination de la capacité nucléaire.
En contrepartie, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé que Téhéran n’avait pas demandé de cessez-le-feu, déclarant : « Nous poursuivrons notre résistance sans hésitation. »
Le détroit d’Ormuz reste l’un des défis majeurs, environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole y transitant. Le détroit est effectivement fermé au mouvement des pétroliers après que des drones iraniens ont ciblé plus d’une douzaine de navires commerciaux.
« Axios » : Le regret s’empare de l’entourage de Trump
Dans ce même contexte, le site d’information Axios a révélé dans un long rapport, citant des sources au sein de l’administration américaine, qu’un regret croissant s’empare de l’entourage du président américain Donald Trump en raison des retombées de la guerre contre l’Iran, alors qu’elle entre dans sa troisième semaine.
Le rapport indique : « Trump a l’habitude de faire ce qu’il veut, puis d’improviser rapidement si quelque chose ne va pas. Mais cette fois-ci, certains de ses plus proches collaborateurs ressentent ce qu’un responsable a décrit comme des craintes croissantes que l’attaque contre l’Iran ait été une erreur. »
Le site US souligne que Trump « pourrait se retrouver piégé entre ses impulsions et la réalité de la guerre », car l’issue de la guerre en Iran se situe « hors de la portée du contrôle unilatéral et des décisions rapides » auxquelles Trump est habitué.