dimanche, 15/03/2026   
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Wall Street Journal: l’Iran ne semble pas prêt à reculer et dispose d’atouts majeurs

Un membre des forces armées iraniennes célèbre le premier lancement de missiles balistiques Sejjil vers le centre de la Palestine occupée depuis le début de la guerre.

Le journal américain Wall Street Journal a rapporté que l’Iran ne semble pas disposé à reculer malgré les attaques subies et les récentes déclarations du président américain Donald Trump affirmant que « les frappes se déroulent bien et que les États-Unis sont sur la voie de la victoire ».

Le quotidien US estime que pour Téhéran, ce conflit est « existentiel » après des décennies de préparation à une telle confrontation. Il précise que croire que les seules frappes aériennes entraîneront l’effondrement du régime iranien relève d’un « optimisme excessif ou d’une illusion » de la part de Washington et d’Israël.

Le journal souligne que Téhéran possède des leviers de pression puissants, notamment la menace sur les pétroliers dans le détroit d’Ormuz, ce qui pourrait contraindre les États-Unis à des concessions allant au-delà de la régulation des exportations de pétrole russe.

Citant le général de brigade à la retraite Mark Kimmitt, le journal indique que les Européens pourraient hésiter à s’impliquer directement dans une confrontation avec l’Iran, la majorité d’entre eux y étant opposée.

Le Wall Street Journal affirme que la guerre dans la région porte des conséquences économiques et politiques vastes, avec un impact potentiel sur les prix du carburant et les marchés mondiaux de l’énergie.

Enfin, il mentionne que les attaques contre les installations iraniennes et l’intervention du Hezbollah dans la région reflètent la capacité de Téhéran et de ses alliés à poursuivre les combats malgré la pression militaire continue. Cela complexifie la donne pour l’administration de Donald Trump, la plaçant face à des défis internes et externes majeurs.