Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis pourraient lancer de nouvelles attaques contre l’île de Kharg, principal centre d’exportation de pétrole iranien. Il a souligné que bien que Téhéran semble prêt à conclure un accord pour mettre fin au conflit, les « conditions ne sont pas encore assez bonnes ».
Lors de déclarations à la chaîne NBC News, Trump a prétendu que les récentes attaques américaines avaient « totalement détruit la majeure partie de l’île de Kharg », ajoutant sur un ton d’escalade marqué par le mépris du droit international : « Nous pourrions la frapper encore quelques fois, juste pour le plaisir ».
L’Iran promet des représailles
En retour, le quartier général central « Khatam al-Anbiya » a promis de détruire toutes les infrastructures énergétiques liées aux États-Unis dans la région et de les transformer en « un tas de cendres » en cas d’attaque contre les infrastructures pétrolières, économiques ou énergétiques de l’Iran.
Les infrastructures pétrolières de l’île de Kharg sont intactes
L’agence AFP, citant l’agence iranienne Fars samedi, a rapporté que les infrastructures pétrolières de l’île de Kharg — qui abrite des installations stratégiques dans le Golfe — n’ont subi aucun dommage.
L’agence iranienne, citant des sources sur le terrain, a fait état de 15 explosions entendues lors de l’agression américano-israélienne, mais précise qu’« aucune infrastructure pétrolière n’a été endommagée ». Selon l’agence : « L’ennemi a tenté de porter atteinte aux défenses militaires, à la base navale de Joshan, à la tour de contrôle de l’aéroport et au hangar d’hélicoptères de la Continental Shelf Oil Company ».
Il est à noter que l’île de Kharg, située à environ 30 kilomètres des côtes, abrite le plus grand terminal d’exportation de pétrole d’Iran, par lequel transitent environ 90 % de ses exportations de brut, selon un rapport récent de la banque américaine JPMorgan.