Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré aux ambassadeurs en Iran que les manifestations commerciales, qui ont débuté le 28 décembre, étaient pacifiques et légitimes au regard de la Constitution, avant que de nouveaux éléments n’interviennent, entraînant leur transformation en acte de violence.
M. Araghchi a indiqué disposer « de preuves de tirs visant les forces de sécurité dans le but d’augmenter le nombre de victimes ».
Il a fait état « des enregistrements de messages vocaux envoyés à des individus qu’il a qualifiés de terroristes, leur ordonnant de tirer sur les civils et les forces de sécurité ».
Et de renchérir : « Des éléments terroristes ont ciblé des bâtiments gouvernementaux, des commissariats et des commerces, et a mentionné l’existence de photographies prouvant la distribution d’armes parmi les émeutiers pendant les manifestations ».
Le ministre iranien a révélé que « les émeutiers ont incendié 53 mosquées et menacé d’incendier des commerces, prenant également pour cible plus de 10 ambulances et bus ».
« Ce qui se passe actuellement ce ne sont pas des manifestations, mais une guerre terroriste contre le pays. La troisième phase des manifestations correspond à la phase d’attaques terroristes directes », a-t-il fait savoir.
Il a en outre assuré que « la situation en Iran est désormais totalement maîtrisée ».
Les déclarations de Trump une ingérence flagrante
Par ailleurs, M.Araghchi a affirmé que « les déclarations du président américain Donald Trump concernant les manifestations constituent une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la République islamique ».
Et d’ajouter : « Nous possédons de nombreux documents prouvant l’ingérence américaine et israélienne en Iran ».
« L’entité sioniste porte une responsabilité directe, tout comme les Américains dont les déclarations ont incité à la violence », promettant de « poursuivre en justice via les instances internationales ceux qui sont intervenus de l’extérieur du pays et qui sont responsables du meurtre de citoyens iraniens ».
« Certains pays occidentaux condamnent les policiers au lieu de condamner le terrorisme », a également regretté M.Araghchi.
