Selon des médias américains, Washington cherche à armer des combattants kurdes pour infiltrer l’Iran.
Des informations diffusées par les médias américains et israéliens avaient fait état d’une attaque de groupes séparatistes kurdes en territoire iranien.
Selon le Washington Post, un responsable de l’Union patriotique du Kurdistan a révélé : « Trump nous a dit lors de son appel que nous devions choisir entre Washington et Tel Aviv ou Téhéran. »
« Nous soutenons l’attaque lancée par les Kurdes contre l’Iran et je pense que c’est une excellente chose s’ils veulent le faire », a pour sa part déclaré le président américain. « Nous verrons ce qui se passera en Iran, mais nous devons d’abord éliminer l’armée.
Un haut responsable militaire israélien a déclaré pour l’agence Bloomberg : Nous travaillons à faire en sorte que les militants kurdes se sentent suffisamment en sécurité pour se soulever contre Téhéran.
Ali Larijani, secrétaire du Conseil iranien de sécurité nationale a répondu à ces menaces : « Des responsables américains ont annoncé leur intention d’envahir l’Iran par voie terrestre. Les fils guerriers de l’Im. Khomeiny et l’Im. Khamenei vous attendent pour infliger la honte à ces responsables américains oppressifs, et leurs actions entraîneront des milliers de morts et de prisonniers. »
Aucune infiltration
En Iran, le gouverneur de la province Kermânchâh située au nord-ouest du pays, aux confins avec le Kurdistan irakien, a démenti les rumeurs d’insécurité aux frontières occidentales du pays et confirme qu’aucun rapport n’a été enregistré jusqu’à présent concernant des infiltrations ou des mouvements illégaux de groupes armés et hostiles à travers les frontières de la province.
Le gouverneur a souligné que « les frontières de la province de Kermânchâh sont sous le contrôle total des forces armées et qu’aucun cas d’infiltration ou de mouvement illégal de groupes armés et hostiles à travers ces frontières n’a été enregistré à ce jour ».
Il a également précisé que « les Gardiens de la révolution, l’armée, les forces de sécurité intérieure et les gardes-frontières sont en état d’alerte maximale et ne toléreront aucune atteinte à la sécurité des frontières du pays ».
Attaques contre Erbil
Dans la journée de ce jeudi, des explosions énormes ont eu lieu à Kermânchâh, ont révélé les médias iraniens.
Dans la soirée, ils ont rendu compte que la base américaine à Erbil, dans le Kurdistan irakien a fait l’objet d’une attaque aux missiles.
Camp kurde à Khabate à Erbil
La Turquie suit de près
L’initiative américano-israélienne d’armer les groupes kurdes iranines et de les impliquer dans la guerre contre l’Iran inquiète la Turquie qui suit « de près » leurs actions, a affirmé jeudi le ministère turc de la Défense.
« Les activités des structures qui alimentent le séparatisme ethnique, telles que l’organisation terroriste PJAK, nuisent non seulement à la sécurité de l’Iran, mais aussi à la paix et à la stabilité générales de la région. Nous suivons de près les activités de l’organisation terroriste PJAK en Iran », a affirmé le ministère.
Ankara considère le PJAK (Parti de la vie libre du Kurdistan) comme une émanation du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), interdit en Turquie.
Le 22 février, le PJAK et quatre autres groupes kurdes en exil ont annoncé la formation d’une coalition politique visant à renverser la République islamique et, à terme, à obtenir l’autodétermination du Kurdistan. Six groupes kurdes font depuis mercredi partie de cette coalition.
« La Turquie n’est pas favorable à la partition des pays voisins, mais au contraire à la préservation de leur intégrité territoriale », a précisé le ministère turc de la Défense.
La guerre a débuté samedi lorsque des frappes américano-israéliennes ont touché l’Iran, qui a riposté par des frappes contre les bases américaines dans toute la région et « Israël ». Téhéran a déclaré mercredi avoir ciblé des groupes armés kurdes basés en Irak.
Présents en Turquie, en Syrie, en Irak et en Iran, les Kurdes constituent l’une des plus importantes minorités ethniques d’Iran et soutiennent depuis longtemps les manifestations antigouvernementales dans la République islamique.
La Turquie cherche à mettre fin à son conflit avec le PKK, qui s’est officiellement dissous l’an dernier après quatre décennies de violence ayant fait plus de 50.000 morts.
Bien que la plupart des groupes liés au PKK aient adhéré à l’appel au désarmement, le PJAK ne s’y est pas associé.
Ankara craint que les troubles régionaux n’encouragent des groupes séparatistes kurdes.
« La neutralisation complète du PJAK constitue une nécessité urgente pour la sécurité de l’Iran », avait affirmé fin janvier le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, à son homologue iranien.
Source : Divers