Le trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz a chuté de près de 90 %, selon les données de MarineTraffic, un site web de suivi du transport maritime. Cette forte baisse reflète les préoccupations sécuritaires liées aux récentes tensions dans la région.
Cette chute est coûteuse pour le commerce mondial du pétrole, car environ un cinquième du pétrole mondial transite par ce détroit. Les principales compagnies maritimes ont dévié leurs itinéraires pour éviter la zone par mesure de sécurité.
Le Financial Times a rapporté que « le coût de l’assurance des navires transitant par le détroit d’Ormuz a été multiplié par douze, malgré l’engagement du président américain Donald Trump de soutenir le commerce via cette voie maritime vitale et son annonce que la marine américaine est capable d’escorter les pétroliers si nécessaire ».
Des courtiers ont indiqué que « les armateurs ont reçu des offres de plusieurs millions de dollars pour couvrir les frais de traversée du détroit ou de navigation dans les eaux adjacentes à haut risque. Les primes d’assurance ont atteint 3 % du coût d’un navire mercredi, contre environ 0,25 % avant la guerre ».
Cette situation intervient alors que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé mercredi contrôler totalement le détroit d’Ormuz, point de passage crucial pour le commerce mondial du pétrole à l’entrée du Golfe.
Mardi, Trump avait annoncé que la marine américaine était capable d’escorter les pétroliers à travers le détroit d’Ormuz « si nécessaire ».
D’après les estimations de Reuters, basées sur les données de suivi des navires de la plateforme MarineTraffic, des pétroliers se sont rassemblés en haute mer au large des côtes des principaux pays producteurs de pétrole, notamment l’Irak et l’Arabie saoudite, ainsi que le Qatar, l’un des plus grands producteurs mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL). Ces données révèlent qu’un grand nombre de navires sont ancrés dans les zones économiques exclusives (ZEE) d’États clés du Golfe, dont le Koweït et les Émirats arabes unis. La ZEE s’étend jusqu’à 24 milles nautiques, dépassant ainsi les eaux territoriales de chaque pays, qui sont de 12 milles nautiques.
Environ 20 % du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz, y compris le pétrole en provenance d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, d’Irak, du Koweït et d’Iran, ainsi que d’importantes quantités de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar.
Source : Médias
