Alors que l’entité sioniste s’apprête à envahir le sud du Liban au motif d’y établir une zone tampon, la résistance islamique a revendiqué ce mardi quatre opérations.
Elles ont eu lieu vers 12 :30 et 14 :45 et 15 :00.
Dans la première, la résistance a abattu un drone qui survolait la ville de Nabatiyeh. Les images de son interception ont été diffusées sur les réseaux sociaux.
Dans la seconde, elle a visé un char Merkava sur la position de Sammaqa sur les collines de Kfar Chouba réalisant « une frappe avérée ».
Dans la troisième aussi c’est un char qui a été visé à Tal Nahas, sur les périphéries de Kfarkela.
La quatrième a eu lieu « lorsque deux chars Merkava ont tenté d’avancer pour récupérer le char ciblé à Tel Nahas, à la périphérie de la ville de Kfarkela, nous les avons pris pour cible avec des missiles guidés, forçant les forces ennemies israéliennes à évacuer les blessés sous un épais couvert de fumée », précise un 4eme communiqué de la résistance.
Dans ses communiqués, la Résistance islamique précise que ses opérations sont « une riposte à l’agression criminelle israélienne qui a ciblé des dizaines de villes et de villages libanais, y compris la banlieue sud de Beyrouth ».
Lundi, l’armée d’occupation a mené des dizaines de raids bombardant entre autre toutes les branches d’al-Qard al-Hassan sur tout le territoire libanais, ainsi que la télévision al-Manar et la radio Nour. Les autorités libanaises ont rendu compte de plus de 40 martyrs et 249 blessés selon les derniers chiffres du ministère de la Santé.
Elle s’est targuée d’avoir frappé depuis lundi plus de 160 cibles du Hezbollah à travers le Liban, y compris des membres de la force Radwane, l’unité d’élite du mouvement.
Zone tampon. L’armée libanaise se retire
Ce mardi, « Israël » a annoncé que ses soldats prenaient le contrôle de « nouvelles positions » dans le sud du Liban, afin d’y créer une « zone tampon » entre le Hezbollah et sa population dans les zones frontalières.
L’entité sioniste occupée plusieurs positions au sud Liban, dont cinq principales, depuis le cessez-le-feu conclu en novembre 2024 qu’elle a violé des milliers de fois tuant des centaines de personnes. Depuis le déclenchement de la guerre contre l’Iran déclenchée le 28 février, elle a mené en parallèle une campagne de frappes massives sur le Liban, affirmant viser le Hezbollah dans ses bastions du sud et de l’est du pays ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth.
L’armée israélienne a affirmé que ses soldats occupaient de nouvelles positions dans le sud.
Depuis lundi, l’armée libanaise avait retiré des soldats de plusieurs positions du sud du Liban. Selon des sources de presse citant des témoins oculaires, l’armée libanaise s’est retirée de sept positions opérationnelles le long de la frontière.
« Le Commandement nord a avancé, pris le contrôle des hauteurs et crée à présent une zone tampon, comme nous l’avions promis, entre notre population et toute menace », a déclaré le porte-parole de l’armée ennemie israélienne, le général de brigade Effie Defrin.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a précisé que son gouvernement a autorisé l’armée « à avancer et prendre le contrôle de positions stratégiques supplémentaires au Liban, afin d’empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières ».
L’armée a toutefois nié avoir lancé une opération terrestre. « Ce n’est pas une opération terrestre. C’est une mesure tactique (…) destinée à assurer la sécurité de notre peuple », a déclaré le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l’armée.
Selon le correspondant d’al-Manar, les avancées de l’armée d’occupation ont été observées à Kfar Kela, Odaysseh, Wadi Hounine, Rob Thalathine, Markaba, Houla, et al-Qawzah Ramiyeh.
Dans la journée de ce mardi, le correspondant d’al-Manar a rendu compte de plusieurs raids perpétrés à Mayfadoune, Arnoune, Dabche, Majdal, entre autres.
En fin de journée, il a fait état d’un raid sur le centre de la Jamaa Islamiya à Saida.

Source : Divers