Ami Moyal, président de la Commission israélienne de la planification et du budget, a évoqué le fossé existant entre les systèmes d’enseignement supérieur iranien et israélien. Il a souligné que « Téhéran diplôme chaque année 234 000 étudiants en ingénierie, soit quatre fois plus qu’Israël, où le nombre d’étudiants en ingénierie ne dépasse pas 7 000 par an ».
M. Moyal a ajouté que « cet écart se manifeste également dans la publication scientifique : Israël publie 22 700 articles de recherche par an, contre 71 900 en Iran ».
Ces propos ont été tenus lors de la première session de la sous-commission de l’enseignement supérieur de la Knesset, qui portait sur l’adaptation des programmes universitaires à l’évolution du marché du travail, ainsi que sur les défis et les préparatifs pour l’avenir du système éducatif, selon les médias israéliens.
Émigration massive de médecins et d’universitaires : les trois quarts ont moins de 40 ans
Dans ce contexte, la députée Naama Lazmi a abordé la question de l’émigration des universitaires et des médecins, déclarant « qu’en 2023, nous avons assisté à une émigration massive de médecins et d’universitaires », ajoutant « un nombre record de départs par rapport aux retours. »
Elle a poursuivi : « Les médecins résidents choisissent de partir en raison des meilleures conditions de travail à l’étranger. 949 médecins sont partis, et les trois quarts d’entre eux avaient moins de 40 ans. »
Elle a ajouté : « À mon avis, cette émigration touchera également les professions en manque de demande. Le phénomène israélien est aussi celui du monde universitaire. »
Données sur le nombre d’étudiants dans l’enseignement supérieur
Lors de la session de la Knesset, des données sur le nombre d’étudiants dans le système éducatif israélien ont été présentées. L’année universitaire en cours compte 336 346 étudiants, répartis dans 57 établissements d’enseignement supérieur, moitié en IUT et moitié en université.
« Le rôle de l’enseignement supérieur est de préparer les étudiants à devenir des professionnels compétents et de garantir l’égalité des chances pour tous », a déclaré la professeure Ariella Gordon, directrice du Centre interdisciplinaire.
Elle a ajouté : « Avec l’essor de l’intelligence artificielle, la situation évolue et nous devons leur fournir des outils professionnels adaptés à leurs domaines. »
Dor Gilboa, président du Conseil de coordination des associations de professeurs, a mis en garde contre « une adoption aveugle de l’intelligence artificielle », soulignant que « les campus universitaires se vident, que le ministère des Finances encourage l’enseignement à distance pour réduire les coûts et que, loin de favoriser un usage judicieux des technologies, l’expérience étudiante s’en trouve dégradé ».
Source : Médias
