mardi, 24/02/2026   
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Craintes du Pentagone face à une campagne prolongée contre l’Iran et Trump dément les rumeurs de guerre

Le président américain Donald Trump a déclaré que « les informations faisant état d’une possible confrontation militaire avec l’Iran étaient erronées », soulignant que « la décision d’entrer en guerre lui appartient entièrement », alors que des sources du Pentagone font état de ses appréhensions quant à un engagement militaire prolongé contre Téhéran.

Trump a insisté sur sa préférence pour un accord avec Téhéran, ajoutant : « Si nous n’y parvenons pas, ce sera un jour très sombre pour l’Iran.»

Il a qualifié de « fausses informations et de pures inventions » les articles suggérant que le chef d’état-major des armées, le général Dan Keane, s’opposait à une guerre contre l’Iran ».

Il a expliqué que « Keane, comme d’autres chefs militaires, ne souhaite pas la guerre », mais estime qu’« une victoire serait facile si la décision d’engager le combat militaire était prise ».

Le président Trump a accordé à ses envoyés un délai supplémentaire pour négocier avec l’Iran à Genève jeudi prochain, afin de s’assurer que toutes les voies diplomatiques ont été épuisées. Cette décision fait suite à une première orientation vers une frappe militaire et à un renforcement militaire américain sans précédent dans la région depuis 2003.

Cette évolution coïncide avec les avertissements du chef d’état-major interarmées américain concernant les risques d’une action militaire, tandis « qu’Israël » se prépare à l’éventualité de restrictions imposées par Washington l’empêchant de participer à une éventuelle première frappe contre Téhéran.

Épuiser toutes les options et les préoccupations de Washington

Dans ce contexte, Axios a rapporté, citant des sources bien informées, que « le président américain était enclin depuis plusieurs jours à lancer une frappe militaire contre l’Iran, mais a finalement accepté d’accorder à son envoyé, Steve Wittkopf, et à son gendre, Jared Kushner, un délai supplémentaire pour négocier », insistant sur « la nécessité d’épuiser toutes les options avant de recourir à une action militaire ».

Le site Axios a indiqué que « Trump a chargé une petite équipe d’experts d’étudier la situation et de présenter diverses options ».

Au sein de l’administration, l’option militaire a été accueillie avec une prudence notable. Le vice-président J.D. Vance a soulevé des questions quant aux risques et à la complexité de l’opération, sans toutefois s’opposer explicitement à une frappe contre l’Iran.

Par ailleurs, le chef d’état-major des armées, le général Dan Keane, s’est montré plus prudent lors des discussions concernant l’Iran, contrairement à son enthousiasme pour l’opération au Venezuela. Il a mis en garde Trump et les hauts responsables contre les risques d’une action militaire.

Keane a estimé que « les risques de toute opération militaire majeure en Iran sont plus importants, avec une probabilité accrue d’enlisement et de pertes américaines ». Des sources ont indiqué que « Keane, tout en ne préconisant pas une frappe militaire, est réaliste et comprend parfaitement les chances de succès et les conséquences potentielles d’une guerre ». Il soutiendra et appliquera toute décision prise par le président.

Dans un autre ordre d’idées, le Wall Street Journal a cité des responsables américains indiquant que « le département de la Défense (le Pentagone) s’inquiétait d’un engagement militaire prolongé contre l’Iran », soulignant « les risques importants que comportent les plans de guerre envisagés ».

Ces responsables ont expliqué au journal que « les options militaires étudiées par Washington vont de frappes ciblées à une campagne aérienne de plusieurs jours visant à renverser le régime iranien ». Le Pentagone a averti « qu’une campagne prolongée contre Téhéran pourrait infliger de lourdes pertes aux forces américaines et réduire considérablement leurs stocks de munitions ».

Source : Médias