Le président américain Donald Trump préside la réunion inaugurale du « Conseil de paix » qu’il a convoqué jeudi. On s’attend à ce que les questions non résolues concernant l’avenir de Gaza dominent les débats lors de cet événement, auquel participeront des représentants de plus de 45 pays.
Trump doit s’adresser aux participants à l’Institut Donald J. Trump pour la paix, un bâtiment de Washington qu’il a récemment rebaptisé en son honneur, et annoncer que les pays participants se sont engagés à verser 5 milliards de dollars à un fonds de reconstruction.
Cette somme devrait constituer une contribution initiale à un fonds qui nécessitera probablement des milliards supplémentaires.
Un responsable américain a indiqué à Reuters que ces 5 milliards de dollars devraient inclure une contribution de 1,2 milliard de dollars chacun des Émirats arabes unis et du Koweït.
D’autres hauts responsables américains ont déclaré à Reuters que Trump annoncera également que plusieurs pays prévoient d’envoyer des milliers de soldats pour participer à une force internationale de stabilisation visant à contribuer au maintien de la paix à Gaza.
Par ailleurs, des responsables américains ont indiqué à Reuters que des délégations de 47 pays, en plus de l’Union européenne, devraient assister à l’événement.
La liste comprend ‘Israël’ et un large éventail de pays, de l’Albanie au Vietnam, mais exclut les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, tels que la France, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine.
Parallèlement, un membre du Conseil de paix a déclaré à Reuters que le plan pour Gaza se heurte à des obstacles importants. Il a expliqué que le rétablissement de la sécurité dans la bande de Gaza est une condition préalable à tout progrès dans d’autres domaines, mais que les forces de police ne sont ni prêtes ni suffisamment formées.
Ce responsable a ajouté que la principale question en suspens est celle de savoir qui négociera avec le Hamas.
Concernant l’acheminement de l’aide humanitaire, il a qualifié la situation de « catastrophique » et a insisté sur la nécessité urgente d’un renforcement de cette aide. Il a ajouté que même si l’aide devait arriver en grande quantité, on ignore encore qui serait chargé de sa distribution.
Le mois dernier, Donald Trump a annoncé la création du Conseil de paix, laissant entendre dans son document de référence que son rôle pourrait s’étendre au-delà de la question de Gaza. Il a également annoncé la création du Comité national pour l’administration de Gaza, dirigé par Ali Shaath.