dimanche, 25/10/2026   
   Beyrouth 12:11

Iran : les appels européens à une solution diplomatique de la crise sont motivés par ses conséquences sur leur économie

Le chef du Conseil iranien de discernement de l’intérêt supérieur du pouvoir, cheikh Sadeq Larijani, a affirmé que les États-Unis, Israël et leurs alliés européens ne cesseraient leurs crimes que lorsqu’ils seraient confrontés à la menace de la force.

Le vendredi 23 octobre les ministres des Affaires étrangères de huit pays de la région et d’Europe se sont réunis à Istanbul, en Turquie, où ils ont exprimé leur opposition à toute action militaire contre l’Iran et ont demandé la réouverture du détroit d’Ormuz.

La réunion qui a rassemblé quatre pays de la région, à savoir la Turquie, l’Égypte, le Pakistan et l’Arabie saoudite, ainsi que quatre Etats européennes, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie a privilégié une solution diplomatique face à cette crise.

Selon cheikh Larijani, les propos des Européens sur l’absence de solution militaire au problème du détroit d’Ormuz résultent des conséquences de la guerre sur l’économie de leurs pays.

« Le double discours et l’hypocrisie sont des caractéristiques marquantes de l’approche occidentale des droits de l’homme. La guerre brutale contre le peuple iranien et les massacres des peuples palestinien et libanais n’ont pas suscité de voix européennes appelant au dialogue et à la paix », a-t-il noté.

Dans ce contexte, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné que « les voies de transit à travers le détroit d’Ormuz ne reviendront pas à ce qu’elles étaient auparavant, et la gestion du détroit ne sera plus la même ».

Araghchi a déclaré dimanche que « ceux qui ont été vaincus lors de la guerre précédente n’ont d’autre choix que de respecter la puissance et la souveraineté de l’Iran. Les opérations décisives des forces armées iraniennes avaient anéanti tous les calculs de sécurité fondés sur des agences étrangères. »

Araghchi a mis en garde les ennemis contre toute prise de risque, faisant remarquer que « si les ennemis avaient un minimum de logique, ils ne tenteraient pas de lancer à nouveau une guerre militaire contre l’Iran, car ils l’ont déjà fait deux fois et en ont constaté les conséquences ».

Source : Médias