lundi, 19/10/2026   
   Beyrouth 07:37

Trump soutient Netanyahu : Ensemble pour « achever la mission » contre l’Iran

Le président américain, Donald Trump, est entré directement dans la course des élections israéliennes en annonçant, dans les derniers jours précédant le scrutin, son soutien total au premier ministre de l’occupation, Benjamin Netanyahu.

Trump a explicitement lié son soutien à Netanyahu au dossier iranien, conditionnant la poursuite du partenariat entre Washington et Tel-Aviv dans la guerre régionale au vote en faveur de ce dernier.

Ce faisant, le président américain a offert au premier ministre israélien la carte qu’il cherchait tant à obtenir : apparaître comme le partenaire dont les États-Unis ont besoin pour mener à bien la bataille contre Téhéran, après que la position publique de Trump est restée ambiguë, oscillant entre les tentatives du Likoud d’obtenir son soutien et les efforts de l’opposition pour l’en empêcher.

Dans une publication sur la plateforme Truth Social, Trump a présenté Netanyahu comme un partenaire essentiel face à l’Iran, estimant que l’accession de toute autre personnalité à la tête du gouvernement contraindrait les États-Unis à « accomplir la mission » eux-mêmes, ce qu’il a déclaré ne pas souhaiter.

Ce message est apparu comme une tentative d’imposer le dossier iranien comme critère de choix entre Netanyahu et ses rivaux, ou, en d’autres termes, entre celui qui garantit le maintien de la coordination avec Washington et ceux qui pousseraient cette dernière, selon la version de Trump, à agir seule.

Le président américain n’a pas séparé ce soutien de ses menaces contre Téhéran ; il a prétendu que cette dernière avait subi une destruction systématique, sur les plans militaire et économique, et a brandi la menace de poursuivre la pression sur elle si elle ne changeait pas rapidement de comportement.

Il a également défendu Netanyahu face à ses adversaires, saluant sa capacité à « résister aux pressions » et à surmonter des circonstances qui, selon lui, auraient suffi à faire tomber d’autres dirigeants.

Considérant sa résistance politique comme la preuve de son aptitude à rester au pouvoir, il a conclu ses propos en annonçant un soutien électoral « total et absolu » au chef du Likoud.

Toutefois, le message de Trump, malgré sa véhémence, ne contenait aucun engagement à mener une frappe imminente contre l’Iran, ni aucune menace de suspendre la coopération avec ‘Israël’ en cas de défaite électorale de Netanyahu.

Pour sa part, Netanyahu s’est empressé de saisir ce soutien américain, déclarant : « Merci, M. le président Trump, pour ce soutien immense et cette action commune. Ensemble, nous achèverons la mission ! ».

S’il n’a pas précisé les démarches concrètes pour mener à bien cette « mission », il a repris la propre expression de Trump pour l’exploiter sur le plan électoral contre son rival Gadi Eizenkot.

Lors d’une interview accordée à la Chaîne 14, il a qualifié le partenariat avec le président américain d’« atout pour Israël », prétendant que « Eizenkot ne possède pas les compétences nécessaires pour gérer la relation avec Trump ».

Ainsi, s’il est certain qu’il n’y a pas de confrontation efficace avec l’Iran sans les États-Unis, Netanyahu a ancré l’idée qu’il n’y a pas de relation garantie avec ces derniers sans lui.

Cela intervient deux jours seulement après que Trump s’est abstenu d’apporter un soutien explicite au premier ministre israélien ; lorsqu’on lui a demandé lors d’un entretien avec Newsmax, s’il faisait confiance au premier ministre, il avait répondu : « Dans le monde de la politique, je ne fais confiance à personne », se contentant de mentionner leurs bonnes relations et leurs succès communs.

Dans la même interview, il avait révélé que « des parties en Israël souhaitent qu’il participe à la campagne de Netanyahu », sans toutefois s’engager à y prendre part, se vantant que s’il se présentait au poste de premier ministre israélien, il obtiendrait 99 % des voix.

Selon les observateurs, la position du président américain Donald Trump révèle qu’il a besoin du lobby sioniste dans la bataille des élections de mi-mandat, ce qui l’a poussé à une sorte de troc avec la droite israélienne menée par Benjamin Netanyahu.

Source : Médias