vendredi, 16/10/2026   
   Beyrouth 15:15

Syrie : agressions israéliennes contre les provinces de Quneitra et Deraa

 Le sud de la Syrie est de nouveau le théâtre de nouvelles agressions militaires israéliennes, notamment dans les provinces de Quneitra et de Deraa.

Dans les détails, les forces israéliennes stationnées sur le site ouest de Tel al-Ahmar, dans la campagne de Quneitra, ont ouvert le feu vendredi en direction des terres agricoles entourant la localité de Kodna, sans qu’aucun blessé ni dégât matériel ne soit signalé, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Cet incident a suscité des inquiétudes parmi les habitants, notamment les agriculteurs qui dépendent des terres agricoles pour leurs moyens de subsistance, compte tenu des mouvements militaires israéliens en cours dans la région et des risques qu’ils font peser sur les activités agricoles et la circulation des résidents.

Dans la campagne occidentale de Deraa, les forces israéliennes se sont retirées à l’aube aujourd’hui de la localité d’Abdin, dans la région du bassin du Yarmouk, après une incursion qui a duré plusieurs heures, au cours de laquelle elles ont mené des raids et des perquisitions dans un certain nombre de maisons.

Selon l’OSDH, l’incursion a commencé la nuit dernière avec la participation d’une dizaine de véhicules militaires dans le premier contingent, après que les forces israéliennes ont encerclé la ville depuis les routes de Beit Ara et d’Al-Chajara, avant d’y pénétrer et de mener des opérations de recherche.

L’OSDH a noté que les forces israéliennes ont ouvert le feu en poursuivant de jeunes hommes dans les plaines agricoles entourant la localité, au moment même où des hélicoptères et des avions de reconnaissance survolaient la zone à basse altitude.

Ces événements surviennent dans un contexte d’incursions et de mouvements militaires israéliens continus dans les zones rurales de Deraa et de Quneitra, accompagnés d’entrées dans des zones résidentielles, de perquisitions de maisons et de tirs à proximité de terres agricoles, ce qui suscite des inquiétudes parmi les résidents quant à leur sécurité et leur capacité à accéder à leurs propriétés et à exercer leur travail quotidien.

Jeudi, le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Ibrahim Alabi, a déclaré lors d’une session du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Moyen-Orient que l’échec des négociations sur un nouvel accord de sécurité n’exempte pas Israël de ses obligations juridiques en vertu de l’accord existant.

Al-Albi a rappelé que la Syrie avait mené des pourparlers directs sur la sécurité avec Israël par le biais d’une médiation américaine, soulignant que ces contacts n’annulent pas l’accord de désengagement ni les obligations qui en découlent, selon l’agence de presse syrienne SANA.

Le délégué syrien a dénoncé les violations israéliennes continues en territoire syrien, notamment les incursions militaires, le terrassement de terrains, les restrictions imposées à la population et l’empêchement de l’accès à leurs propriétés.

Il a appelé la communauté internationale à traduire ses positions en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie en mesures concrètes contribuant à mettre fin aux attaques israéliennes contre la population du sud de la Syrie, avertissant que les répercussions de la poursuite de ces violations ne se limiteraient pas au territoire syrien, mais pourraient s’étendre à toute la région.

Depuis la chute de l’ancien régime le 8 décembre 2014, le gouvernement de Netanyahu a proclamé l’effondrement de l’accord de désengagement de 1974 et annoncé la décision du cabinet d’occuper la zone frontalière du mont Hermon, limitrophe du Golan occupé.

Depuis lors, l’armée israélienne a mené des centaines d’incursions dans la campagne ouest de Damas, à Quneitra et dans la campagne ouest de Deraa.

Source : Médias