Le journal The Guardian rapporte, citant le sénateur démocrate Chris Murphy, que « le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, tente de cacher au public et au Congrès le coût réel et les conséquences de la guerre contre l’Iran ».
À son retour d’une visite en Arabie saoudite et au Qatar, M. Murphy a déclaré que l’attaque iranienne menée le 3 mars par deux drones contre l’ambassade des États-Unis à Riyad a causé des « dégâts considérables » sur plusieurs étages, rendant certaines parties du bâtiment inutilisables.
Il a également affirmé que si l’attaque avait eu lieu en plein jour, elle aurait entraîné de lourdes pertes humaines parmi le personnel, contrairement aux déclarations officielles initiales qui faisaient état de dégâts mineurs.
Interdiction de visiter la base d’Al-Udeid et dégradation de la production gazière qatarie
M. Murphy a confirmé que le Pentagone lui a interdit d’accéder à la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar et d’entrer en contact avec le commandement militaire. Un haut responsable du Pentagone a justifié cette décision auprès du quotidien comme l’application des directives de Hegseth concernant les restrictions de déplacement et le soutien législatif.
Le sénateur a par ailleurs indiqué s’être rendu au complexe gazier de Ras Laffan au Qatar, où 17 % des exportations de gaz naturel liquéfié sont à l’arrêt et le trafic des méthaniers est tombé à un navire par jour, contre dix auparavant. Il estime que les réparations prendront au moins trois ans.
Dans ce contexte, M. Murphy a annoncé son intention de rédiger un projet de loi obligeant le Pentagone à autoriser les visites parlementaires, tout en s’efforçant de bloquer les financements de la défense afin de mettre fin à la guerre si celle-ci se poursuit jusqu’au début de l’année prochaine ou en cas de victoire démocrate aux élections de mi-mandat.
Source : Médias
