samedi, 03/10/2026   
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AIE : 325 millions de barils puisés dans les réserves stratégiques depuis mars

Les États membres de l’AIE disposaient de plus de 1,2 milliard de barils de stocks d'urgence.

Quelque 325 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers issus des réserves stratégiques ont été libérés depuis mars dans le cadre de l’action coordonnée décidée par les pays du G7, sur les 400 millions initialement annoncés, a indiqué vendredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Le G7 avait annoncé vendredi une nouvelle libération coordonnée de 100 millions de barils, devant commencer immédiatement, alors que les tensions persistent sur l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Il n’a toutefois pas été précisé si cette opération inclut les quelque 75 millions de barils restant à débloquer au titre de l’engagement de mars ou si elle porte le volume total des libérations prévues à 500 millions de barils.

Entre le 11 mars et le 21 juillet, environ 290 millions de barils avaient déjà été puisés dans les stocks. Quelque 35 millions supplémentaires ont donc été libérés entre la fin juillet et le début octobre.

Lors de l’annonce de mars, l’AIE avait indiqué que ses États membres disposaient de plus de 1,2 milliard de barils de stocks d’urgence, auxquels s’ajoutaient environ 600 millions de barils détenus par l’industrie au titre d’obligations gouvernementales.

Tensions sur l’approvisionnement

Ces réserves d’urgence, mises en place après le premier choc pétrolier des années 1970, sont destinées à répondre à de graves perturbations de l’offre.

Les approvisionnements des pays du G7 sont actuellement affectés notamment par les perturbations des exportations provenant du Golfe via le détroit d’Ormuz et par les attaques ukrainiennes visant des infrastructures énergétiques russes.

Malgré une forte activité des raffineries dans plusieurs régions du monde, les prix des carburants ont nettement progressé, y compris aux États-Unis, qui sont exportateurs nets de pétrole et de produits pétroliers.

La situation a également provoqué des tensions entre Washington et ses partenaires européens autour des exportations américaines de gazole. Le président américain Donald Trump a toutefois affirmé vendredi qu’une interdiction de ces exportations vers l’Europe n’avait « jamais vraiment été sur la table ».

Source : Anadolu