Dans le monde arabe, c’est avec des responsables dans les Emirats arabes unis que le pédocriminel juif pro israélien Jeffrey Epstein a entretenu des liens louches qui suscitent d’énormes questions. Ce pays entretient des relations d’une intimité sans limite avec l’entité sioniste, depuis la normalisation de leurs relations en 2020.
En tête de ces responsables, le président de Dubai Ports, ou la DP World, Sultan bin Sulayem.
Leur relation a duré une dizaine d’années. Elle a été entamée après sa condamnation en 2008 « pour racolage de mineures » et les 13 mois de prison ferme alors qu’il en méritait bien davantage.
D’après les courriels, les relations entre Epstein et Ben Sulayem se sont étalées sur une dizaine d’années sans rupture.
Actuellement impliqué dans Seven Tides International, une société diversifiée d’investissement et de développement immobilier basée à Dubaï, le directeur de DP World, a échangé des courriels avec Jeffrey Epstein contenant des références à des expériences sexuelles qualifiées de suspectes, selon l’enquête du Financial Times.
Ayant siégé au conseil d’administration de l’Investment Corporation of Dubai (ICD), le fonds souverain de l’émirat, il a été démis de ses fonctions en novembre 2009, suite à la crise de la dette qui a frappé Dubaï cette année-là, pendant laquelle Dubaï peinait à rembourser une dette de 80 milliards de dollars, principalement liée à Dubai World et à ses filiales qu’il avait également présidé.
Le Wall Street Journal a rapporté en octobre 2009 que Dubai World avait été profondément restructuré après avoir accumulé près de 60 milliards de dollars de passifs suite à des acquisitions malavisées, telles que la chaîne de grands magasins Barneys Madison Avenue, alors en difficulté, et la batterie du navire Queen Elizabeth II, qui a depuis largement disparu du chantier naval de Dubaï.
Le Journal a souligné qu’il était « étonnant que la haute direction, y compris le président Sultan Bin Sulayem, l’artisan de cette expansion, soit restée en poste ». Salim a été démis de ses fonctions en décembre 2010 et remplacé par Ahmed bin Saeed Al Maktoum, membre de la famille royale.
Echantillon de femme russe
Dans l’un des courriels avec Epstein, ben Sulayem dit vouloir faire « une expérience sur un échantillon de femme russe fraiche à 100% sur mon yacht ».
En 2017, il a demandé à Epstein de lui procurer « 30 tests d’ADN » de la société 23andMe pour 6.000 dollars. Expliquant qu’il voudrait les offrir en cadeaux à ses employés.
Les messages montrent qu’Epstein a accueilli plusieurs fois Ben Sulayem dans son île et l’avait utilisé comme couverture pour s’acquérir une île voisine, la Great Sainte James en 2016 via une société écran. En échange, il avait arrangé des rencontres secrètes de Ben Sulayem avec l’ex-Premier ministre Ehud Barak dans le but de conclure des accords d’investissements dans des sociétés sécuritaires israéliennes.
En 2011, le responsable émirati avait suggéré à Epstein de lui fournir des chaussures qui comportent des systèmes GPS pour traquer les enfants.
Les deux hommes ont aussi discuté de recruter des ex-agents du Mossad afin de s’emparer de actifs libyens gelés évalués à des dizaines de milliards de dollars, après la chute de Mouammar Kadhafi.
Dans l’un des courriels, ben Sulayem explique à Epstein certains versets coraniques sur les relations entre les musulmans et les juifs indiquant que le Coran les autorise entre les gens du Livre.
Une photo avec la kiswa de la Kaaba

Toujours selon les nouveaux documents de cette affaire, une photo datant de 2014 montre Epstein en compagnie ben Sulayem, devant un fragment du revêtement de la Kaaba, la kiswa, gisant au sol.
Le site de la télévision qatarie Arabi21 a authentifié l’image, publiée sous la référence EFTA01201031.
L’image a été envoyée à Epstein par courriel par un expéditeur anonyme, accompagnée d’un court message : « Méfiez-vous de ce que vous prenez pour un gros portefeuille dans le pantalon de quelqu’un. »
La photo a été prise dans un cadre somptueux, mais on ignore s’il s’agit de la résidence d’Epstein ou de celle de l’homme d’affaires émirati Sultan Ahmed ben Sulayem.
La Kiswa et Aziza al-Ahmadi
D’autres courriels provenant des archives d’Epstein révèlent un échange réalisé avec Aziza Al-Ahmadi, une femme d’affaires saoudienne mais résidant aux Émirats arabes unis et consultante auprès du ministère du Tourisme émirien.
Al-Ahmadi y informait Epstein qu’elle lui offrait trois morceaux de la Kiswah, brodés de fil d’or pur en collaboration avec un certain Abdullah Al-Maari. Selon ces courriels, ces trois morceaux sont un fragment provenant de l’intérieur de la Kaaba, un autre de son enveloppe extérieure, et un troisième, fabriqué mais jamais utilisé. Ce dernier a été classé comme œuvre d’art afin de faciliter son importation aux États-Unis, selon la correspondance.
Les courriels indiquent que les morceaux ont été acheminés depuis l’Arabie saoudite vers la Floride par British Airways, les formalités incluant la facturation, le dédouanement et la livraison aux États-Unis.
Dans un message, Aziza Al-Ahmadi écrit : « D’ailleurs, cet objet noir a été touché par au moins 10 millions de musulmans de diverses confessions – sunnites, chiites et autres – qui effectuent sept circumambulations autour de la Kaaba, chacun s’efforçant de la toucher autant que possible. Ils y ont déposé leurs prières, leurs vœux, leurs larmes et leurs espoirs, espérant que toutes leurs supplications seraient exaucées. »
Le colis est arrivé au domicile d’Epstein en mars 2017.
La correspondance n’explique pas comment Al-Ahmadi a fait la connaissance d’Epstein ni pourquoi elle lui a envoyé les objets.
Avec Hind Alowais
Une autre personnalité émiratie apparait également dans les files d’Epstein : Mme Hind Alowais. Le nom de cette ex-consultante diplomatique au sein de la délégation émiratie au sein de l’ONU apparait dans 500 courriels et s’étalent sur 3 années entre 2010 et 2012. Elle l’a rencontré, parfois avec sa sœur Hala, à plusieurs reprises dans sa maison à New York et il était question de services juridiques, et financiers, de projets conjoints, de rencontres avec des élites académiques dont le biologiste et sociobiologiste américain Robert Trivers.
Selon des observateurs, Epstein a joué un rôle déterminant dans la normalisation des EAU avec Israël.
Source : Divers
