Deux années de la vie de la Résistance se sont écoulées, semblant durer une éternité en raison des peines et des défis qu’elles ont portés. C’est comme si le destin avait réservé à notre peuple croyant et au parcours de sa résistance un cycle intensif de formation particulière, en adéquation avec le rôle qui est attendu de lui : traquer l’injustice, les injustes, la corruption, les corrupteurs, les occupations et les occupants, ainsi que l’usurpation des droits et les usurpateurs.
C’est un rôle ardu et redoutable, dont seuls « un ange rapproché, un prophète envoyé, ou un homme dont Dieu a éprouvé le cœur par la foi » sont capables, comme l’a formulé l’Émir des Croyants, l’Imam Ali ben Abi Talib, que la paix soit sur lui.
Deux années de difficultés ont débouché sur un soulagement attendu et espéré, dont l’aube éclot sous l’effet de la patience, de la constance et des sacrifices. À notre sens, le soulagement n’attend pas la fin des épreuves ; il les accompagne, guettant le moment propice pour écrire une nouvelle page de faits, tracée par la volonté de l’homme qui croit en son Seigneur, s’en remet à Lui et se conforme aux règles de Ses lois divines menant à la mutation et au développement de l’individu et de la société vers ce qu’il y a de plus accompli et de plus pur.
Ainsi va le cycle de la vie chez les croyants, qui voient ce que les gens ne voient pas. Deux années se sont écoulées, et le Maître de la Résistance observe, depuis sa haute demeure, l’action des ennemis, l’œuvre des résistants, les manœuvres des conspirateurs et la condition des opprimés pris pour cible parmi notre peuple croyant et grand.
Deux années ont passé depuis le martyre, durant lesquelles se sont dessinées deux voies contradictoires qui s’affrontent dans la réalité du pays et de la région, chacune entrant en collision avec l’autre pour façonner le présent et l’avenir.
La première : une voie de soumission aux forces de l’arrogance, du despotisme et à leurs suppôts. Les pionniers de cette voie et leur clan se sont lassés des « illusions » de la souveraineté et de l’indépendance nationale et patriotique, ainsi que des rêves de grandeur, de liberté et de dignité humaine. Ils ont sombré dans le désespoir, au point de mépriser et de fuir les appels à la résilience, à la constance, à l’engagement dans les actes de refus de l’avilissement, et au soutien de la Résistance, de son projet et de ses héros. Ils ont rejeté tout pari — selon leurs dires — sur son rôle et ses capacités jugées insuffisantes ou asymétriques face aux forces des ennemis et des occupants, et face à l’expertise des voleurs internationaux et des marchands de tromperie et d’hypocrisie, depuis la fausseté de l’arbitrage du droit international jusqu’au mensonge et à la duplicité de l’oraison funèbre des droits de l’homme.
Leur égarement les a conduits jusqu’à se prendre de passion pour les concepts des despotes pilleurs de l’Occident colonial, qui promeuvent l’égoïsme, l’individualisme destructeur et le racisme sauvage préservant le bien-être national exclusif au détriment du reste des peuples du monde et des habitants de la terre.
Le diable a égaré les partisans de cette voie et leur clan, les précipitant dans l’abîme du reniement et du reniement de leurs origines, ainsi que des concepts de patriotisme et de dignité, au point qu’ils ont consenti à devenir les valets des tuteurs, des imposteurs et de leurs projets.
Quant à l’autre voie, c’est celle des croyants en Dieu, attachés à leur appartenance, à leur identité nationale, à leur volonté libre et à leur dignité humaine. Cela exige d’eux une haute ardeur, l’assumabilité des responsabilités, la cohésion des rangs et de la fermeté face aux ennemis qui recourent à la force excessive pour imposer leurs choix aux peuples et aux États, s’accaparer les patries et les richesses, et régir les modes de vie et les comportements.
Sur cette voie, seuls peuvent tenir bon, poursuivre leurs pas et atteindre leurs buts ceux qui possèdent une foi authentique en Dieu et en la dignité humaine, et qui sont disposés à sacrifier leur âme, tout ce qu’ils possèdent et chérissent, afin de rétablir le droit, d’instaurer la justice et de repousser l’injustice infligée aux opprimés.
Ceux-là ne sont pas seuls ; ils sont cernés et enveloppés par les gens d’honneur et de fierté issus du peuple, qui partagent avec leurs enfants résistants la conviction et la foi dans les fondements et les principes émancipateurs sans lesquels aucune société humaine, patrie ou nation ne peut s’élever, se maintenir et se défendre avec dévouement.
Notre plus noble martyr
Deux années ont passé, et notre blessure ne s’est pas encore refermée. Et la patrie demeure aujourd’hui la cible des flèches des agresseurs et occupants sionistes, des salves des parjures complices, et de la fatuité et de l’inconstance des opportunistes arrivistes.
Quant à tes proches, aux résistants, tes frères et tes fils, ils demeurent fidèles au serment qu’ils t’ont prêté : les plus nobles, les plus généreux, les plus purs et les plus loyaux des hommes. Ils sont attachés à ta méthode de constance et de résilience, rejetant catégoriquement la lâcheté et la capitulation. Peu leur importe que le pouvoir et sa suite s’isolent de leurs responsabilités nationales pour libérer la terre, condamner les agresseurs et les dissuader.
Et peu leur importent les cris sinistres des hiboux à travers les ondes de médias payés et mercenaires, visant à propager le désespoir, à briser les énergies, à insuffler les rancœurs, à répandre les peurs et les doutes, à inciter à la ségrégation et à l’exclusion, à allumer les foyers des séditions, et à justifier le crime de collaboration avec l’ennemi tout en pratiquant toutes les formes de bassesse enfouie.
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Malgré tout cela, en cette commémoration de ton martyre et de ton ascension vers le rang de l’immortalité et du triomphe de l’agrément et de la félicité divines, nous t’offrons en hommage notre ferme résolution de poursuivre notre adhésion à la voie de la Wilaya (la tutelle spirituelle) et de la résistance contre les ennemis de la religion, de la patrie et de l’humanité, jusqu’à la libération et la victoire.
Aucun mirage ne nous écarte de cette voie, aucun rêve ne nous égare ; bien plutôt, nous t’exprimons notre certitude que l’adhésion à la voie de la Wilaya et du martyre équivaut à épouser une équation dont l’unique aboutissement est la victoire et l’agrément divin.
L’occupation ne s’enracinera pas dans notre pays ; elle battra inévitablement en retraite sous l’effet de la résistance de tes fils, de tes frères et de ton peuple libre et honorable, dont la détermination n’a pas été entamée par l’ennemi.
Ni la douleur de la séparation d’avec les êtres chers, ni la fatigue du déplacement, ni la dureté de l’errance et du bannissement n’ont pu briser leurs bras ou leur volonté, même s’il leur a été pénible de constater la compromission d’une fraction du pouvoir et des partenaires dans la patrie avec les agresseurs occupants et les tuteurs mandatés par les tyrans de l’hégémonie américaine et occidentale, qui parrainent, soutiennent la doctrine du génocide, de l’injustice et de l’agression dans la région et dans le monde.
En ce jour mémorable, ô Maître de la Résistance et notre plus noble martyr, nous t’annonçons que notre priorité était et demeure : chasser l’occupation, rejeter la soumission, protéger la souveraineté nationale, préserver la paix civile dans notre patrie, et soutenir les causes du droit et de la justice. Nous demeurerons la vague déferlante de la mer que l’Imam occulté, Sayed Moussa Sadr — que Dieu le ramène ainsi que ses deux compagnons —, a éveillée en nous.
Nous demeurerons l’embrasement de la révolution libératrice lancée par l’Imam Khomeiny (que son secret soit sanctifié), et nous demeurerons le garde-fou dynamique de l’Axe de la Résistance que nous avons édifié aux côtés de toutes les composantes des résistants honorables de notre région, avec l’appui, le soutien et la sollicitude de l’Imam Guide et Martyr, Sayed Ali Khamenei. Nous demeurerons les dépositaires fidèles du testament de nos dirigeants martyrs : Cheikh Ragheb Harb, Sayed Abbas Moussaoui, et les grands frères du jihad (que la vaste miséricorde de Dieu soit sur eux tous).
Nous demeurerons, ô notre plus noble martyr, les porteurs de ton étendard flottant pour triompher du droit, chasser les agresseurs, affronter l’injustice et instaurer la justice. Nous accomplissons ainsi notre devoir légal, moral et notre part de loyauté, de fidélité et de jihad pour l’élévation de l’être humain et de la patrie, en diffusant et en observant ses valeurs.
Nous sommes fiers de notre soutien à la cause centrale de la nation, la cause juste et légitime de la Palestine, ainsi qu’à la résistance de son peuple opprimé et persécuté. Nous considérons que notre soutien à Gaza et à son peuple relève d’un devoir humanitaire et moral, et d’une position solidaire et honorable contre les occupants sionistes qui commettent le plus odieux crime de génocide qui fait rougir l’humanité entière et constitue une tache de déshonorabilité pour eux et pour quiconque les a soutenus ou s’est tu face à leurs actes.
Le monde entier, et en particulier les peuples opprimés, verra que le Hezbollah au Liban n’a pas été vaincu et ne le sera point, et qu’il est tel l’étoile de mer : chaque fois qu’un de ses bras est amputé, il en repousse un autre, digne de poursuivre la responsabilité, d’accomplir le devoir, d’exécuter les missions, d’évaluer les performances et d’atteindre les objectifs.
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Et nous voici aujourd’hui, observant aux côtés des hommes libres du monde comment la République islamique d’Iran fait face à la guerre agressive que lui a imposée l’administration américaine criminelle, en partenariat avec l’entité terroriste sioniste, par injustice et despotisme, dans le but d’anéantir et de confisquer la volonté du peuple iranien courageux, et de le contraindre à renoncer à ses choix politiques et nationaux.
Alors que chaque composante de l’Axe de la Résistance assume ses responsabilités, le pari de briser l’élan de l’agression, d’en faire échouer les objectifs, de démontrer notre existence et notre aptitude à rejeter l’hégémonie et ses politiques est un pari réaliste. Il s’appuie sur une évaluation précise des événements, sur la connaissance des ressorts de puissance, des points de vulnérabilité, ainsi que de la nature et de la méthodologie des performances et des alternatives à la disposition des deux camps.
Le protocole d’accord signé par les parties américaine et iranienne pour mettre fin à la guerre a révélé l’état de l’administration américaine, ses dysfonctionnements et les équations qui régissent son action. Cela a facilité pour l’Iran le choix des voies efficientes et influentes pour arracher des succès, en dépit de toutes les tentatives de manœuvres américaines honteuses et des tactiques de fuite et d’arrogance qui ont contribué à fracasser et à démasquer le vernis civilisationnel et le camouflage employés pour masquer la pourriture interne, les penchants criminels et racistes, le reniement des droits de l’homme, et l’usage sélectif et suspect du droit international et de ses institutions et organisations.
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Quant au partenariat sioniste-israélien dans l’agression contre l’Iran et son peuple, et l’audace criminelle d’assassiner le Guide Suprême et l’Imam Guide et Martyr, Sayed Ali Khamenei (que Dieu sanctifie son secret), cela ne restera pas impuni par les Iraniens.
Quiconque connaît les postulats et les règles de pensée adoptés par la direction et les responsables de la République islamique peut affirmer avec certitude l’inéluctabilité du thar (vengeance juste) légitime contre l’ennemi sioniste sauvage pour ce crime abject et condamné, ainsi que pour les agressions et bombardements aveugles qui ont suivi contre les installations et les civils en Iran, sans oublier ce qu’il a commis en Palestine, et à Gaza en particulier, sous forme d’un holocauste humain dont l’histoire n’a pas connu l’égal en termes de sauvagerie.
À cela s’ajoute ce que l’ennemi sioniste a commis et commet encore au Liban : actes criminels et violations flagrantes du droit international et des droits humains, depuis l’obstination dans l’occupation, puis son expansion et son élargissement malgré l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, en passant par la vague d’assassinations, le massacre des bipeurs, la destruction des institutions, le déplacement des habitants, la démolition des maisons, le terrassement des terres, l’effacement des frontières et des repères, jusqu’à contraindre le pouvoir au Liban à signer l’acte de reddition et de soumission, en déléguant à l’occupant la poursuite de son occupation et ses menaces contre les Libanais et la souveraineté nationale, jusqu’à l’éradication du Hezbollah et la fin de la présence et des armes de la résistance.
Le compte à rebours iranien pour demander des comptes à l’ennemi sioniste pour ces exactions est inévitable, et la région sera témoin, dans un avenir proche, des manifestations concrètes de ce règlement de comptes.
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Ô le plus cher des Maîtres de la Résistance,
Tu as constamment peiné et œuvré pour briser l’emprise de l’arrogance américaine sur notre région et non sur le Liban seul, et tu as sans cesse appelé à expulser les forces étrangères américaines et leurs bases militaires de nos pays dans la région de l’Asie de l’Ouest.
L’intérêt des peuples de la région réside incontestablement dans leur émancipation et dans la rupture de l’arrimage de leurs États au réseau d’influence américain et à l’alliance coloniale sioniste.
En revanche, l’intérêt des ennemis réside dans la consolidation et le renforcement de leur emprise et de leur hégémonie sur les peuples et les États de la région, ainsi que dans le soutien à l’expansion de l’entité sioniste vers l’établissement du « Grand Israël », que l’arrogance globale menée par les USA adoptera comme caserne avancée pour l’agression contre la région, « sur commande », et en tant que gardien, voire bras armé protégeant les intérêts et les projets de l’Occident arrogant.
La guerre agressive dont les prémices commencent à poindre successivement, si les Américains, leurs alliés et leurs suppôts persistent à en attiser les feux, verra son issue dicter le tracé du futur de la région de l’Asie de l’Ouest et des équilibres qui y règnent et la gouvernent, tout en tranchant le sort des bases américaines dans les pays de la région entre maintien ou évacuation.
Naturellement, c’est de la résistance de l’Iran en premier lieu face à l’ouragan de cette guerre que dépendront l’avenir de la lutte contre l’ennemi sioniste, son entité et ses convoitises expansionnistes, ainsi que les horizons de la lutte et de l’efficacité de l’Axe de la Résistance et du mouvement de libération en général contre l’influence des forces d’hégémonie et du despotisme arrogant et de leurs relais dans la région.
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Parler de toi, ô notre Maître et le chef suprême de notre résistance, c’est également évoquer ton partenaire, ton bras droit et le Secrétaire Général qui t’a suivi de près sur le chemin du martyre : le martyr et commandant Sayed Hachem Safieddine (que son secret soit sanctifié), qui t’a accompagné dans tous tes efforts et ton commandement, partageant avec toi les missions spécifiques et les suivis visant à bâtir et à consolider l’efficacité de la société résistante dans tous les domaines culturels, de mobilisation, scouts, sociaux, éducatifs, professionnels, sanitaires et de développement, ainsi qu’au niveau des centres spécialisés et des institutions ancrées dans la présence et l’impact.
Rien de tout cela n’aurait été possible sans la sincérité de son engagement et son amour profond pour son peuple dans les différentes régions du Liban, depuis le Sud et la Banlieue Sud (Dahiyeh), en passant par Beyrouth et la Montagne, jusqu’à la Bekaa, Baalbek-Hermel, le pays de Jbeil, le Kesrouan, le Nord et le Akkar.
C’était un chantier de développement continu dont il gérait la planification, la répartition, et dont il suivait le déroulement et les résultats en s’appuyant sur nos frères concernés, œuvrant avec sérieux et sincérité dans les différentes unités, régions et secteurs.
Nous témoignons en ce jour anniversaire que vous incarniez ensemble, aux côtés du reste de vos frères dans la direction du Parti résistant, la même vision, les mêmes projets, la même trajectoire, face aux difficultés et aux défis, dans l’accomplissement des missions et la répartition des responsabilités.
Tu as devancé, ou plutôt vous avez devancé, pour recevoir tour à tour la médaille de la préservation du testament et de l’adhésion à la Wilaya, et la médaille du martyre sur le chemin de Dieu. Et nous avons après vous, en la personne du cher frère et Secrétaire Général digne de confiance, Cheikh Naim Qassem (que Dieu le protège) et du reste des chers frères dirigeants du Conseil de la Choura et de la marche du Hezbollah et de la Résistance islamique, toute la confiance, la loyauté, la fidélité et la résolution d’assumer toutes les exigences de l’accomplissement du devoir légal, moral et national, jusqu’à ce que Dieu permette à nous et à notre peuple de connaître la victoire glorieuse, et qu’Il nous gratifie d’une fin heureuse et de l’acceptation de nos œuvres.
Par Mohammad Raad: Chef du Bloc loyauté à la Résistance
Source : Médias
