Le président du bloc de la Fidélité à la Résistance (Hezbollah), le député Mohammad Raad, affirme que l’entente nationale sur une stratégie globale de défense nécessite un pouvoir souverain, soulignant que les lignes rouges du Hezbollah n’ont pas changé.
Dans un entretien accordé au site Al-Modon, M.Raad a lié toute discussion sur l’exclusivité des armes au retrait d’Israël, à l’arrêt de ses agressions et au déploiement de l’armée libanaise au sud du fleuve Litani, en vue de parvenir à un consensus sur une stratégie de défense nationale globale.
S’agissant des négociations, M.Raad a exprimé sa disposition à interagir positivement avec tout accord garantissant le retrait et la cessation des hostilités, à condition qu’il se fasse par le biais de négociations indirectes et sans faire de concessions à l’ennemi.
Il a dans ce contexte appelé le président de la République, Joseph Aoun, à se référer à la Constitution et au Document d’entente nationale, ainsi qu’à préserver l’unité nationale.
Par ailleurs, M.Raad a souligné la solidité de la relation avec la République islamique d’Iran, rappelant son attachement à faire du dossier libanais la priorité d’exécution du mémorandum d’entente d’Islamabad.
Il a réitéré que le Hezbollah et le mouvement Amal sont « au mieux de leur forme », tout en s’abstenant de commenter l’éventualité de l’ouverture d’un dialogue américain direct avec le Hezbollah.
Le député Raad a en outre déclaré : « La Résistance islamique a accompli un acte héroïque d’un immense sacrifice, au moment le plus délicat de l’agression ».
« Il y avait un pari sur la capitulation, mais le pari de l’ennemi et de ses collaborateurs a échoué. Quant au pouvoir, il misait sur le fait d’entraîner la Résistance dans le mécanisme d’application des étapes de l’accord-cadre, mais il n’y est pas parvenu », a-t-il ajouté.
Les enseignements d’Ali al-Taher
Mohammad Raad a également affirmé que « les enseignements d’Ali al-Taher sont importants dans le mode de confrontation continue avec l’ennemi israélien ».
Et M.Raad de renchérir: « Il ne fait aucun doute que l’Israélien s’arrêtera longuement devant ses énigmes. N’étant pas tenus de dissiper ces mystères pour l’ennemi et ses alliés, nous avons préféré maintenir l’ambiguïté au cours de cette période ; et une grande partie de la grandeur des hommes de la Résistance à Ali al-Taher ainsi que la précision du suivi de leur action se révéleront ultérieurement ».
« La Résistance a tenu bon pendant quatre mois à Ali al-Taher, malgré l’encerclement total par terre et par air, et bien qu’il ait été soumis à des tonnes d’explosifs, d’obus et de frappes aériennes », a-t-il fait savoir.
Stratégie de défense
Pour M.Raad, « l’erreur du pouvoir, le 2 mars, a été de considérer que le pays était en état de paix avec l’ennemi israélien, sans se soucier du fait que la patience de la Résistance et du peuple s’épuisait face à ses violations ».
« Lorsque la Résistance a riposté, le pouvoir a traité cette riposte comme une décision de guerre prise par la Résistance, refusant de comprendre que la guerre était déjà menée par l’Israélien au milieu d’un silence suspect du pouvoir », a-t-il expliqué.
Et de poursuivre: « Lorsque le retrait de l’ennemi sera effectif, que ses agressions cesseront et que l’armée se déploiera au sud du fleuve Litani en application du décret 1701, les conditions préalables seront réunies pour aborder l’exclusivité des armes et le rôle de la Résistance dans la défense nationale, dans le cadre d’une stratégie globale de défense et une fois les obstacles levés ».
Source : Médias
