mardi, 22/09/2026   
   Beyrouth 12:48

Le Liban plaide auprès de l’ONU pour le maintien d’une force internationale

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré lundi au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, que le Liban avait besoin qu’une force internationale placée sous l’égide des Nations unies reste dans le sud du pays.

Lors de sa rencontre avec M. Guterres au siège de l’ONU à New York, M. Salam « a souligné l’importance de maintenir une présence internationale sous l’égide des Nations unies dans le sud du pays après le retrait de la Finul », selon un communiqué de son bureau.

Cela devrait se faire de manière à « garantir la poursuite des fonctions de surveillance, de rapport et de liaison, contribuer à préserver la stabilité et soutenir le processus d’extension de l’autorité de l’Etat libanais sur l’ensemble de son territoire », a ajouté le président du Conseil des ministres.

Sous pression américaine, le Conseil de sécurité de l’ONU avait décidé en août dernier de fixer à décembre la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployée depuis 1978.

La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d’une cinquantaine de pays. Ils sont déployés dans le sud du Liban, le long de la Ligne bleue qui s’étend sur 120 kilomètres.

Le départ de la Finul intervient alors qu’Israël maintient des troupes s’étendant sur environ 10 kilomètres dans le Sud du Liban, le long de la frontière.

La semaine dernière, le président libanais Joseph Aoun a déclaré à l’AFP que le Liban souhaitait une nouvelle force, européenne ou autre, pour éviter un vide sécuritaire après le départ des Casques bleus, mais que « la meilleure option, et la plus optimale, reste la prolongation du mandat de la Finul ».

La création d’une nouvelle force pour succéder à la Finul figurait également à l’ordre du jour d’une réunion qui s’est tenue la semaine dernière à Paris entre Joseph Aoun, le président français Emmanuel Macron et le roi Abdallah II de Jordanie.

La France et l’Italie ont fait savoir qu’elles souhaitaient mettre en place une coalition pour préparer le relais de la Finul.

M. Salam a également indiqué à M. Guterres qu’environ 329.000 personnes étaient toujours déplacées au Liban depuis le début du dernier conflit, et a appelé à soutenir l’action humanitaire.

Source : Avec AFP