mercredi, 04/02/2026   
   Beyrouth 18:15

Liban : Les produits pulvérisés par « Israël » sur le sud sont du glyphosate

Les tests en laboratoire et les analyses chimiques approuvées ont révélé que la substance pulvérisée par l’armée israélienne sur les zones proches de la Ligne bleue au sud du Liban était du glyphosate.

Le rapport précise que le glyphosate est un herbicide interdit au Liban, dans l’Union européenne et dans d’autres pays en raison de ses effets nocifs et à long terme sur l’environnement et la santé humaine. Il agit en perturbant une voie enzymatique essentielle à la croissance des plantes, ce qui entraîne la destruction de la végétation en peu de temps.

Le dimanche dernier, les habitants de la localité frontalière de Aïta al-Chaab avait fait état que des avions israéliens ont pulvérisé des substances chimiques sur leur localité.

Le lundi, la Force intérimaire des Nations Unie au Liban (Finul) a rendu compte qu’elle a été avertie par l’entité sioniste de son intention de pulvériser « des produits non toxiques », et de mettre les casques bleus à l’abri, dans des sites plafonnés.

Le président de la République, Joseph Aoun, a condamné « avec la plus grande fermeté » l’action des avions israéliens qui ont procédé à l’épandage de pesticides sur les terres et vergers de plusieurs villages frontaliers du Sud-Liban. Il a qualifié cet acte d’agression de « violation flagrante de la souveraineté libanaise, de crime environnemental et sanitaire à l’encontre des citoyens et de leurs terres, et de continuation des agressions répétées d’Israël contre le Liban et son peuple ».

Il a demandé au ministère des Affaires étrangères de « préparer un dossier documenté en coordination avec les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé, afin de prendre toutes les mesures juridiques et diplomatiques nécessaires pour faire face à cette agression et déposer des plaintes devant les instances internationales concernées ».

En réaction à la déclaration du chef de l’Etat, la Fédération des syndicats agricoles estimé que « la condamnation et la dénonciation sont un devoir national nécessaire, mais ne suffisent pas si elles ne se traduisent pas par des mesures concrètes pour protéger les agriculteurs et les terres, compte tenu des attaques brutales et continues dont est victime le secteur agricole, qui affectent les bergers, les pêcheurs, les champs, les arbres et les moyens de subsistance ».

Source : Médias