L’ancien secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a qualifié le franchissement du seuil de 40 000 milliards de dollars de dette nationale américaine de « cap sombre » pour quiconque se soucie de l’avenir du pays.
Dans un message publié sur sa plateforme X, M. Pompeo a déclaré : « L’annonce que notre dette nationale a atteint 40 000 milliards de dollars est un cap sombre pour quiconque se soucie de l’avenir de notre pays. Il ne s’agit pas seulement d’une crise financière ; c’est une menace pour notre sécurité nationale. Il est de notre devoir envers les générations futures de remédier à cette situation. »
Ces propos de M. Pompeo font suite à l’annonce, le mardi 18 août 2026, par le département du Trésor américain, que la dette fédérale totale avait franchi pour la première fois de l’histoire la barre des 40 000 milliards de dollars, atteignant 40 047 milliards de dollars. Cette dette se compose de 32 270 milliards de dollars détenus par le public et de 7 780 milliards de dollars détenus par des entités gouvernementales.
La dette nationale américaine a connu une croissance sans précédent ces dix dernières années, plus que doublant depuis l’entrée en fonction du président Trump en 2017, date à laquelle elle s’élevait à environ 19 950 milliards de dollars. Elle a franchi la barre des 39 000 milliards de dollars en mars dernier, soit une augmentation de 1 000 milliards de dollars en seulement cinq mois.
Le coût du service de la dette est devenu exorbitant, avec des paiements d’intérêts annuels dépassant 1 170 milliards de dollars. Cela signifie que le gouvernement américain dépense davantage pour le paiement des intérêts de la dette que pour la défense nationale.
Des économistes ont averti que cette trajectoire budgétaire insoutenable menace l’économie américaine et l’avenir du pays. Le président du Comité pour un budget fédéral responsable a déclaré que « le niveau de mauvaise gestion budgétaire est tragique », soulignant que la dette pèse sur chaque ménage américain et accable les générations futures d’un fardeau encore plus lourd.
Cette forte augmentation de la dette est attribuée à plusieurs facteurs, notamment « la guerre avec l’Iran et la hausse concomitante des dépenses de défense, l’augmentation des coûts d’intérêt sur la dette existante et les importantes réductions d’impôt approuvées en 2025. À cela s’ajoute le coût des compensations commerciales dépassant 160 milliards de dollars en raison de décisions de justice relatives aux droits de douane. »
Source : Médias
